CHIMIQUES ET MICROSCOPIQUES . 191indépendamment de quelques pellicules flottantes, et d’unenduit de couleur brune verdâtre , que l’on remarquoit sur lescopeaux.
Cette matière nouvelle ne s'étoit pas formée sans un granddéveloppement de gaz, qui se manifestoit principalement pen-dant la plus grande chaleur, et qui donnoit à l’infusion uneodeur d’air pur, très-agréable à respirer.
La série F, exprime les nuances des petits polypes, vus aumicroscope, depuis l’espèce de gelée cotée (1) , qui est leurprincipe, jusqu’au N°. 8, qui est leur terme. C’est sous la formedu N°. 4 , qu'ils paroissent le plus animés. Non seulement encet état , ils se meuvent individuellement avec assez devitesse ; mais ils cherchent à se réunir plusieurs ensemble ,dans des systèmes de formes variées , comme on le voit en C ,et pirouettent de la sorte , le plus souvent sur leurs tranches ,quelquefois néanmoins sur leurs bases.
Un plus grand degré de grosseur semble déjà ralentir leurmouvement. J’ai cependant observé quelques systèmes D, quifaisoient les mêmes manoeuvres que les précédens.
Nous avons vu aussi des systèmes mobiles dans la confervaJontinalis. Mais leur combinaison constante de seize corpus-cules, disposés quarrément, et non susceptibles de donner àpart aucun signe de vie , les distingue assez de ceux du poly-pier que je décris dans cet article.
Quant au grossissement des N os . 6 et 7 de la série , ilsemble condamné à l'immobilité la plus absolue. Les animal-cules , parvenus à ce degré , se pressent les uns contre les