N°. 69.
Confervc inédite i que l’on pourroit nommer fétide.
L’espèce que je veux décrire ici, n’est pas même du petitnombre de celles que les Naturalistes ont cru faire assezconnoitre, en indiquant leurs caractères extérieurs. Elle estcependant assez commune , et je ne doute pas qu’on l’ait prisefort souvent pour quelque autre; telle, par exemple , que leN°. 2121 de Haller ( hist. pl. helv. ), qui lui ressemble beau-coup à la vue simple.
Toutes deux se trouvent également vers les bords desmarres d’eau stagnante, et adhérentes à la vase ; mais celleque je nomme fétide, a une odeur particulière d’urinecorrompue. O11 la croirait composée de filamens , en l’ob-servant sur place : elle se réduit pourtant en bouillie , aussi-tôt qu’on l’enlève. C’est en cet état que je l’ai mise dans unvase rempli d’eau commune , au fond duquel ces différentesparties, d’abord confuses, n’ont pas tardé à reprendre leurarrangement naturel, comme on le voit en A ,fg. 69. Elleexhaloit alors dans la chambre une odeur assez pénétrantepour devenir incommode , et qui a duré de la sorte pendantplusieurs jours. Mais à peine le premier, étoit-il écoulé, quej’apperçus déjà à la surface de l’eau une pellicule grisâtre ,semblable à de la graisse figée. Je l’observai au microscope ,