DE FORTIFICATION RÉGULIÈRE.
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s’évanouiroient à mesure que le rayon du polygoneseroit plus petit.
Pour ne laisser aucun doute sur la possibilité dediminuer les dépenses de la construction des forte-resses, et de corriger pourtant les défauts les plusessentiels de la fortification moderne, il 11e sera pashors de propos de donner encore ici le plan d’unsystème économique, dans le but de démontrer qu’iln’est pas indispensable que les murs des ouvragesaient une aussi grande élévation qu’on est dansl’usage de leur donner, et qu’on pourroit épargnerles dépenses de la construction du front casematédu redan, en transformant cet ouvrage en une demi-lune intérieure, mais en conservant toutes fois unépaulemcnt, ou bonnet, ou cavalier sur le devant decet ouvrage.
( Voyez, fig. 1. de la planche XVIII.) Ce sont troisfronts d’une forteresse duodécagone, d’un diamètrede six cents toises; le revêtement maçonné de l’en-ceinte a quatre toises d’élévation, celui des facesdes bastions détachés est de trois toises. Les mursdes flancs et de la gorge de ces ouvrages ont deuxtoises et demie. Ceux des ravelins, ainsi que descontrescarpes, n’en ont que deux, ainsi qu’il estindiqué dans le tableau qui se trouve sur le planmême.