i5o ESSAI D’UNE NOUVELLE MÉTHODE
Si on compare la dépense totale d’une telle con-struction, avec celle d’une place bâtie suivant lesystème complet de l’école françoise de Mézières, ontrouvera qu’on économise au moins la moitié desfrais.
Quelques-uns des auteurs qui ont produit de nou-veaux systèmes de fortification, sont partis du prin-cipe que, si l’on vouloit des places plus fortes, ilfalloit nécessairement augmenter les ouvrages deVauban , et, par une conséquence inévitable, augmen-ter aussi la dépense. Quelque bons que leurs systèmespuissent être, cette raison a suffi pour les rendreinadmissibles, et l’on ne voit pas que toutes ces nou-
velles idées aient influé sur l’art eu général. 11 a étéréservé aux seuls ingénieurs, chargés de diriger lesnouvelles constructions, de faire quelques améliora-tions et quelques changements au tracé de Vauban ,qui ne s’écartassent pas trop des plans et des modèlesadoptés, et qui n’en augmentassent, pas les dépensesd’une manière sensible. On doit donc considérer quel’économie, dans un art très dispendieux de sa nature,est une partie aussi essentielle, que l’augmentationmême de la force des places de guerre.
La présente exposition des derniers systèmes,se borne à en faire ressortir les avantages sous ces