d'y donner quelques représentations. Mais depuis 1807,comme il a été dit plus haut, plusieurs amateurs des pre-mières familles de la ville, se sont réunis, pour former unesociété de théâtre, qui a ses statuts et engage ses membresà des obligations réciproques. Les sociétaires y ont joint lebut plus noble encore, de procurer quelques secours à l’in-digence, en lui consacrant le produit du prix d’entrée, tièsmodique, qu’ils exigent pour assister à leurs représentations.Cette société donne de temps à autre, quelques pièces, tragé-dies, comédies ou opéras; les connoissenrs, les amis desbeaux arts, et les antes charitables applaudissent à ses effortset souhaitent à cet établissement une longue durée et dessuccès non intérrompus. Le théâtre en lui - meme, troppetit pour la population de Lucerne , est placé dans un localpeu agréable; cependant l’intérieur est orné avec goût, etla scène, ainsi que les décorations, sont d’un très bon genre,
2 .) Le cassino.
L’abbaye des carabiniers (bey Schùtzen), qui existe déjàdepuis des siècles, a changé en 1808 sa maison primitive contrecelle, qui porte à présent le nom de Cassino , et y a trans-féré le local de ses assemblées. Le devant de ce bâtimentétoit jadis l’habitation du général Pfylfcr , mais l’aile, quiy a été jointe, est entièrement neuve. Un traiteur, qui faitaussi l’office de concierge , habite le plein pied et fournitdes rafraichissemens aux sociétaires. L’étage supérieur estdisposé avec goût et très commodément pour des rassemble-mens de société. 11 contient une enfilade de plusieurs beauxsalions, dont le dernier" forme une très grande salle de bal.La maison est entourée d’un petit jardin joliment arrangéet planté d’arbustes. Les sociétaires de l’abbaye des carabiniersne participent pas seuls aux rassemblemens, qui ont lieu dans