98
Peur parvenir de l’H o s p ic e au R i g h i - G u 1 m onmente vers le nord, en traversant un pâturage et un petitbois de sapins, et on arrive d'abord au R i ghi-S t a f fel,ce plateau dont on a déjà parlé.
Sur cette route on voit sur un rocher à une très pe-tite distance de l'Hospice, une inscription très remarquableen langue allemande, gravée sur pierre, du contenu suivant :„A la pieuse mémoire de feu Mgr. le duc Ernest II.,,de S axc-Gotha, grand par ses ayenx, et ses connoissan-„ces , mais plus grand encore par la noblesse de son ca-ractère et sa loyauté ; dédié en présence des Alpes etd’un peuple libre qu'il aima et qu’il estima, par R. . . en„180-1.“ Mr, Reichard conseiller de guerre, qui a créé cemonument, a voulu perpétuer le souvenir d’un bon prince,qui plaqoit toute sa gloire dans le bonheur de son payset l’amour de ses sujets, et qui montra toujours beaucoupd’attachement pour la constitution de l’ancienne confédéra-tion Suisse, et celle des états-unis de l’Amérique . Mr,Reichard a fait aussi cadeau à l’Hospice d’une bague,sur laquelle est gravé le portrait très ressemblant de ceprince.
A peine a -1 - on posé le pied sur le plateau du R i g h f*Staffel, où se réunissent tous les chemins qui conduis-sent au R i g h i - C u 1 m , que tout à coup l’œil raviplonge inopinément à une immense profondeur, dans unmonde qui s’ouvre et s’étend dans un lointain incommen-surable, aux pieds du spectateur. Ici un crucifix, monu-ment simple et sublime, qui orne la plupart des sommitésaccessibles des montagnes de la Suisse , plante sur un verdgazon , invite au repos et à la contemplation des œuvresadmirables du créateur. En 1816, on a construit à cetteplace , qui se trouve à moitié chemin de l’Hospice , ainsi