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Tome premier.
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LES TROIS CENTS.

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CHAPITRE IV.

Les trois cents ; I er serment civique. —Les Catilinas de l’œil de bœuf. — Mot de l’abbé Maury.— Journées des s et 6 octobre. — Arrivée à Paris du boulanger, de la boulangère et dupetit mitron. — Guerre entre les parties ; le général Morphée et Coco. — Le due d’Orléans reviendra ! — Chabroud le blanchisseur. — L’assemblée nationale à Paris . — Comité desrecherches; loi martiale. — Décret du marc d’argent; Jésus-Christ non éligible. — Février,restaurateur ; Desenne et Froullé, libraires. — Club de Théroigne de Méricourt . — F.nterre~ment de monseigneur clergé. — Extinction de la robinocralie. — Les chevaux au manège. —L'assemblée nationale débouclée. — Menuet et pot-pourri de la guillotine. — Exécution depoupées. — Les titres des journaux. — Revue do l’année 17R9.

Dans le précédent chapitre, nous avons assisté aux premières attaquesdirigées contre la monarchie; nous allons la voir faible, cédant aux violen-ces populaires, n’ayant plus de volonté inébranlable, mais se livrant par-cipar-là à des des coups de boutoir sans résultat. Au reste, les faits démontrentmieux que les systèmes. Fidèle à notre plan, continuons à décrire : le lecteurjugera.

Le 19 septembre, la Commune de Paris nomma trois cents représentants.Ce fut le dernier coup porté à sa popularité. Avec les Troù-Cents, car on lesappelaient ainsi par abréviation, les dénonciations de trames et de complots,les entraves à la presse, les arrêtés subits et arbitraires, se succédèrent dejour en jour. Les gardes nationaux ne s’en vouèrent pas moins, corps et dme,à la défense de la Municipalité, approuvèrent tous ses actes, et déclarèrentqu’ils la soutiendraient jusqu’à leur dernier soupir *. Celte solidarilé deprincipes entre les trois cents et la garde nationale fut consacrée par unserment solennel, dit le serment civique, par lequel elle « jura et promitd’être fidèle à la nation, au roi, à la loi et à la Commune de Paris. »

* Journal de Paris.