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injures aux députés. (novembre 1789)
se trouvaient jugés avec autant de concision que d’impartialité. Voici lesépithètes accolées à leurs noms :
L'ombrageux —Clermont-Tonnerre.
La nonchalante — Boisjelin.
Le terrible — duc du Châtelet
L'inconstant — comte d’Entraigues.
Le rétif — la Luzerne.
Le mignon — duc de Coigny.
L’intrépide— abbé Grégoire.
Le joyeux —chevalier de Boufflers.
Le rhinocéros— Moreau de St-Méry.
Le somnambule — Cazalès.
L’impayable — Alexandre Lameth .
L'Heureux— Bailly.
L’Indocile — Target.
Le Bon — Rabaud de St-Étienne .
L'Intraitable — d’Espréménil.
Le Sûr — Malouet.
Le Chancelant — d’Aiguillon.
Le Beau — prince de Poix.
Le Superbe — M. de Montesquieu.
L'étonnant — Barnave, etc., etc. *
Puis, la plaisanterie fut continuée avec plus de mordant encore par unjournal qui osait annoncer ainsi les séances : « Les grands comédiens dela salle du manège donneront aujourd’hui le Roi dépouillé , pièce ancienneet redemandée. »
« La seconde pièce sera Y Honnête criminel, en deux actes et en prosed’Élats-Généraux , ce qui vaut bien des vers. Le comte de Mirabeau lejoue. Son confident sera l’étonnant Barnave , jeune homme de la plus grandeespérance **. »
Depuis qu’ils siégeaient au manège, les députés n’avaient pas eu îleplaces fixes, et n’avaient pas conservé leurs costumes distinctifs d’ordre-
Celle brochure esl cilée en parlie dans les Mémoires de Weber, sur Marie-Anloinelle.Le Spectacle de la nation, journal qui a commencé à paraître eu 178 ».