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ItOLTONS ET EMRLÉHES
(janvier 1790 )
nés.* » Des médailles étaient frappées pour toutes causes et pour toutespersonnes. Assez ordinairement, le revers portait ces mots : La nation, laloi, le roi. La nation devait être nommée la première; cela était écrit dansles textes de gravures ; cela était sculpté sur les monuments publics et surles médailles ; cela était enseigné dans les chaires. Un bon curé du Limou-sin s'avisa d’accoutumer ses ouailles à la formule patriotique adoptée, enleur faisant chanter journellement aux offices, et aux messes paroissiales :
Domine, salvum fac gentem. . . .
Domine, salvum fac legem. . . .
Domine, salvum fac regem.
Idée heureuse, — rendue avec deux gros solécismes.
Le marquis de Villette, mu par des principes d’égalité, avait introduit lamode des habits à la française. Mais les bons patriotes portaient. — toujourspour se distinguer, — des boutons qui rappelaient le 14 juillet 1789. Envoici le modèle, et nous y joignons le boulon des arquebusiers de Saint-An-toine, dont nous avons parlé plus haut, et celui de la garde nationale d’unpetit pays nommé Houilles . Ce dernier est curieux; il procède parallégo riepour exprimer l’invariable formule**.
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Chaque district avait sa décoration particulière. Il serait trop long de lesindiquer toutes. Les plus étranges sont celles des Feuillant et celle desThéatins . La première se compose d’un emblème représentant un cœurpercé de trois flèches, au milieu d'une couronne, avec une légende : Dis-trict des Feuillans, et un ruban tricolore. La seconde est une croix, accom-pagnée d’une couronne d épine. Cet alliage des idées quasi-religieusesavec les idées politiques peut être attribué aux souvenirs évoqués par leslieux où se tenaient les assemblées populaires, et qui étaient en générald’anciennes églises...