SUR LES PRÊTRES.
03
(février 1790)
u Eli bien ! reprenaient-ils encore en s’adressant aux moines, nous avionsraison de dire qu’il fallait mieux être citoyen qu’abbé, » et ceux-ci, appre-nant à faire l’exercice , et prenant les poses les plus comiques du monde,étaient censés répondre :
•»r*J\'***-
Avec de la patience nous en viendrons à bout, et avec le temps nous marcherons commeles autres, et la nation nous tara devenir bons citoyens *. »
« Monseigneur, — criaient-ils à l’évêque, — après une si longue et sigrande indigestion, les médecins de la nation vous ordonnent la diète. ** •Ils faisaient dire à quelques prêlres : « Heura ! si nous l’avions prévu ! »Ou bien : « On nous a tous réduits qu’à ne prier Dieu . • Enfin, sur unobélisque tumulaire, entouré d'ornements d’église et de vases sacrés, ilsplaçaient l’épitaphe suivante :
Ici repose ce grand corps
Qui mangeait les vivants et les morts.
* Cabinet de M. Lalerradc.
" Carions de la Bibliothèque royale.