LES JACOBINS.
(année 1790)
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en vogue à l’époque. Le Jacobin trotle et se dépêche; il se rend au club,craignant d’être en retard, et dit :
« J'y vais, aux Jacobins.... Tout ira bien. »
Les politiques qui étaient de meilleure composition, qui étaient les pluscrédules, les plus aimables , et en même temps les plus douces personnesdu monde, recevaient le litre de feuillants ou de modérés. Ceux-là s’huma-nisaient facilement. Ils fréquentaient aussi bien les salons des Tuileries queles souterrains du cirque; ils conservaient les formes courtoises et de bonton. Leurs brochures ne contenaient rien d'obscène, ni d'immoral C’é-taient de véritables soldats-citoyens, exac s dans leur service de garde na-tionale, et ne se permettant que rarement des allusions ou des discoursrévolutionnaires. Ils obéissaient avec zèle au x commandements delà patrie,ou décalogae des gardes nationales *, que nous allons réimprimer ici pourl'édification du lecteur :
La nation tu servirasEt le prince fidèlement.
Jamais les loix tu n'enfreindrasNi la règle du régiment.
Tes camarades chérirasComme tes frères tendrement.
’ Extrait de l’Almanach du pire Duchesne, pour l’année 1791 .