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Tome premier.
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SON CARACTÈRE.

(avril 1791)

le Vertueux, pour le Démosthènes français *. Le père Duchcsnc disait, lui,en proposant la sienne : « Je n’ai pas pleuré l’homme, mais j’ai pleuré satète. • Et il ajoutait :

Vil apôtre de l’esclavageN’approche pas de ce tombeau ;

Ton souffle serait un outrageA la cendre de Mirabeau

Voici un modèle d’épitaphe toute élogieuse ;

Ici repose Mirabeau,

Qui fut le sauveur de la France ;

Le respect, la reconnaissanceViennent gémir à ce tombeau.

On compte cinq médailles différentes frappées en l’honneur du célèbreorateur. La tristesse publique se manifesta de beaucoup d’autres façonsencore. Nous avons lu ces mots sur une tabatière du temps :

Je combattrai les factieux de tous les partisQuand on a vécu pour le peuple, il est douxde mourir au milieu de lui.

En gravure, ce. que nous connaissons de plus curieux est un médaillonavec la tète de Mirabeau, mêlée à des tètes d’aristocrates. Le Temps écritsur le piédestal :

Tremblez, tyrans, qu’il ne s’éveille !

Voilà l’effet que produisit la mort de Mirabeau. Il avait pendant deuxannées rempli de son nom le monde politique; avec sa parole foudroyante,il avait souvent maîtrisé, à lui seul, toute l’Assemblée nationale. Il mourutau moment où il cherchait à maîtriser aussi la nation, —œuvre d’une indi-vidualité contre les masses, et qu’il n’aurait jamais pu mener à fin, nous lecroyons. Il n’y a pas de roc assez fort pour maintenir une montagne quis’ébranle, et Mirabeau n’aurait point empêché la monarchie de s’écrouler.D’ailleurs, vers la fin de sa vie, on l’avait nommé, il est vrai, membre du

• Mémoires de Brissot .

6i« lettre b....t patriotique du pire Ducliesnc.