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SUAGES POLITIQUES
(avril 1791)
le public. Lafayette, dégoûté, donna sa démission, ainsi que son état-ma-jor. Mais il ne tarda pas à reprendre son commandement, et à l’exercercontre de fréquentes coalitions d’ouvriers. Ceux-ci trouvèrent des défen-seurs zélés dans Marat et dans Camille-Desmoutins. A peine revenu à sonposte, Lafayette vit pleuvoir sur lui une grêle d’attaques et d’injures.
Combien de symptômes de désorganisation se sont déjà présentés à nosyeux ! Sentez-vous comme le terrain s’affaisse à mesure que nous marchons?Quelque événement décisif se laisse deviner. Nous arrivons bientôt, d'or-nières en ornières, à la contre-révolution, à une contre-révolution qui nesera pas seulement le fait de royalistes isolés, mais bien la négation com-plète par Louis XVI de tout ce qui a été fait jusqu’à ce jour.
Le voyage du roi à Saint-Cloud , par les circonstances qu’il a amenées, aengagé Louis XVI à montrer aux puissances étrangères qu’il n’était paslibre. Il est allé se plaindre à l’Assemblée de la violence qu’il a subie. Etpuis, comme l’émigration nourrit les plus belles espérances de succès, ilva bientôt quitter la France , après avoir publié une déclaration en désarcord avec tous les principes qu’il professe ostensiblement.
Vienne le to juin, et alors Louis XVI sera entré, aussi bien que Marie-Antoinette , dans les jours sombres de sa vie.
FIN PU CnAPITIVF, nüITIEME.