Band 
Tome premier.
Seite
144
JPEG-Download
 

U4

LES DOUANIERS RASES.

(mai 1791)

le convoi d'un fermier-général, mort en apprenant la funeste nouvelle du1 er mai, et la désolation de ses confrères et des rats de cave ; les autres lesreprésentaient étant en train de se faire raser par le barbier national.

! X'PK

iv"' V,

Les auteurs de cette dernière gravure disaient au barbier :

Monsieur le barbier national,

Arrangez-moi bien ce brutal ;

Gardez-vous d'épargner sa face :

N’ayez pas peur de sa grimace ;

Il était du pouvoir fiscalEn tout temps l’instrument fatal.

Rasez-le-bien, il a fait bien du mal-

A voir ces caricatures, à entendre ces chansons sur de simples commisd’octroi, on pourrait penser que les Parisiens étaient insensés et folâtraientsur un volcan. Loin de là, ils se fiaient sur la propagande jacobite, commeles amis du roi espéraient dans la coalition et dans l’émigration. Théroigne