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Tome premier.
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^Décembre 1791.)

FIN D ANNKK.

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La nomination de Pétion à la mairie de Paris produisit un grand efl'et surles masses. Deux caricatures curent un énorme succès. La première a pourtitre : Les Parques nationales peirisiennes. Pétion sort d’une tinette à vidange.

Trois commères fileuses sont près de lui. Une d’elles tient la corde d’un ré-

verbère placé au-dessus de sa tète ; à cette corde est suspendue une sorted’épée de Damoclès . Une autre commère tient des ciseaux. Klles s’écrient :« Va!... puisque tu ne veux pas nous donner pour boire, nous allons filer tacorde. » La seconde caricature est un rébus politique, intitulé .Ici.s nu.r honnêtesgens. Voici — pour les lecteurs qui ne l’auraient pas deviné — le mot de cecurieux rébus que nous reproduisons. « Pétion Villeneuve, maire deux deParis , premier mouchard remplaçant Coco Bailly) et Centaure (Lalayettc . »Sur le départ de Bailly en particulier, on chanta sur l’air • Oui noir, unechanson dont voici les deux premiers couplets :

(>>co, prends la lunette,Ne vois-tu pas, dis-moi.l/orayequi s'apprêteKt qui (jronde sur toi ;Abandonnons ParisKt l'action* du pay* ;Mettons notre ménageA l'abri de l’orale.

Dans un petit village.

Ou dans quelque hameau ,

•le vais serrer les nippes;Toi, serre le ma{>ot;

Des charges mtmicipcs

laissons là le tripot;Ouittous notre palaisKt tous nos grands laquais

Abandonnons encoreK''écharpe tricolore,Oui si bien te décore.Kl tou petit manteau,

lioco, Coco,

Sauvons-nous (bis) au plus tôt.

(ioco, Coco,

Sauvons-nous (bis) au plus tôt.

Quant à Manuel et à Danton , ils n’avaient pas encore assez fixé l’opinionpublique, pour qu’on se donnât la peine de les ridiculiser.

Ainsi finit, avec l’accroissement des haines de partis, avec de nouvellesémissions d’assignats, l’année 1791, dont les premiers jours avaient paru sisombres au monarque.

Un milliard sia; cent millions de papier monnaie étaient répandus dans lepublic. La dépréciation commençait.

Le 28, néanmoins, la reine fut fort applaudie à l’Opéra. Dernier triomphe,compensé, trois jours après, par un décret de l’assemblée, qui abolit la céré-monie du premier de l’an, et les hommages présentés ordinairement au roice jour-là.

Le chapitre suivant résumera l’année 1791.

FIN DI' CHAPITRE ONZIÈME.

T. I.