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Tome premier.
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I Mars 1702.I

Veut-on dire par là que la pique saura résister victoricusenieiit au canondes soldats étrangers? Ou bien, est-ce un avant-coureur de l’accusation portéecontre les jacobins, ainsi que nous le verrons pins bas, à propos de la mort del’empereur Léopold, arrivée le l' r mars? Quanta nous, nous acceptons plusvolontiers la première hypothèse. D’autres caricatures, d’ailleurs, motiventcette opinion. Une d’elles représente Louis XVI jouant aux cartes avec le pèreDuchesne ; Louis XVI dit : « J’ai écarté les cœurs, il a les piques ; je suiscapot. »

Il circula un Manuel du citoyen armé de piques *. A cette époque appa-raissent donc les piquiers, par la suite si redoutables, et qu’on peut regardercomme les cent-suisses de la république.

Le bonnet rouge ne tarda pas à suivre les piques, pour en devenir une sortede complément et d’accessoire **. Les citoyens s’en coiffèrent pour narguerala fois la royauté et la coalition. L’usage du bonnet rouge s’introduisit d’aborddans la Société des Amis de la Constitution ; les président, secrétaires, et ora-teurs à la tribune en portaient. Le député (irangeneuve se présenta à l’assem-blée législative ainsi coiffé; puis la mode gagna les promenades et les specta-cles. Au Théâtre delà Nation, après une représentation de la Mort de César ,on en coiffa, sur la scène, le buste de Voltaire. Ilientôt après, un dimanche,aux Tuileries, des milliers de citoyens se promenèrent avec le bonnet rougesur la tète, et un marchand de tabac de la rue Saint-Denis le prit pour en-seigne***. Sur toutes les tètes de lettres, on commença à dessiner le bonnetrouge, en lui donnant parfois pour compagnons le faisceau d’armes et l'œil dela surveillance ”’*.

^MUSEUM »

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Ou iusiruction raisonnée sur les divers moyens de perfectionner l'usagede la fabrication des pique?

renfermant un précis du maniement et île l'usage de cette arme. •

On dit que le lionnet rouge passa en usage après le renvoi des soldats deCliâteauvieux des galères dellrest. Le bonnet de la servitude se transforma en bonnet «le la lilnTté.

**' Voir le Moniteur, l<*s .lunules patriotiques de (. li ra , et le Journal de Paris.

dont nous mois servons grâce a I obh.

Os deux têt«*s de lettnts sont encore des clicliés du tempde M. MAurin . qui en est propriétaire.

geane.