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Tome premier.
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(Août 1792.)

ACTES DES PROVINCES.

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visme, est suspendu, ainsi que les comités des sections. Plus de comité cen-tral des juges de paix; plus d’état-major de la gendarmerie. Une cour mar-tiale le jugera, lui et les Suisses . On cassa le bataillon de garde nationale desfilles Saint-Thomas, et on se réserva d’examiner la conduite équivoque de soncommandant, qui semblait avoir été trop dévoué à Louis XVI . Le scelléfut mis sur les papiers de Rœderer, qui avait accompagné le roi pour la revuedes Suisses, au château des Tuileries .

Il restait à savoir comment les provinces agiraient en recevant la nouvelledes événements du 10 août. Elles s’associèrent, pour la plupart, aux déter-minations qu’avait prises l’assemblée législative, et s’occupèrent immédiate-ment de nommer les députés à la convention nationale . Plusieurs villes,bourgs, villages, môme hameaux, envoyèrent séparément des adresses et desfélicitations au peuple de Paris . Quant à Lafavette, le 10 août le remplit d’in-dignation. plus encore que le 20 juin. Il fit à son armée une proclamationpar laquelle il s’élevait de toutes ses forces contre les actes des factieux, endisant que l’assemblée législative avait violé la constitution , au mépris detoutes les lois. Un volontaire de l’armée vint dénoncer à l’assemblée le traîtreI.afayette, et les choses n’allèrent pas plus loin. Les députés le considérèrentalors comme coupable du crime de rébellion contre la loi, de conjurationcontre la liberté, et de trahison envers la nation, et lancèrent un décret d’accu-sation contre le ci-devant général de l’armée du nord. Quelques gardes natio-naux résolurent de l’amener mort ou vif à Paris , et de faire tomber la tête desconspirateurs *. Lafayette disparut, lorsqu’il se vit ainsi poursuivi de toutesparts. Sa fuite aboutit à le rendre prisonnier, comme on sait, dans lesprisons d'Olmutz .

Cette opposition de Lafayette lui était d’ailleurs personnelle. L’armée, en-couragée, toute recrutée de volontaires, brillait, ainsi que nous l’avons déjàdit plus haut, par son ardeur républicaine. Elle apprit la suspension deLouis XVI avec joie, c’est le mot. Dans presque toutes les lettres qui par-viennent du nord à Paris , on trouve ces expressions.... « Lajoiea éclaté sur lesvisages de tous les soldats **. » — «Si la joie a été complète.... ***» —« ... Les nouvelles des 10,11 et 12 août, ont été reçues avec la plus grandejoie_etc., etc. »

Les provinces, de môme que la capitale, renversent les statues des rois,et abattent tous les simulacres de la royauté. Le conseil-général de la com-mune de Beauvais « jure de maintenir la liberté et l’égalité. » Du dis-trict d’Epernav, on écrit : « Les députés ont sauvé la France ! » en rece-vant les décrets du 10. Les citoyens de Meaux ne reconnaissent « d’autre

Dimanche irj août. Séance du matin.

Lettre envoyée de Pom-sur-Samhrc, datée du 14 août.

Lettre envoyée de Phalsliom'u. datée du 17 août..

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