(Octobre 179*2.)
LA CAC. 4 I>K.
A s'acquitter de son devoirCn bon Français trouve des charmes,De son amante au désespoirLui-même il essave les larmes.
Mais au premier son du tambour, etc.
<dui sait délivrer son pays.
Est vu comme un Dieu sur la terre;
A l'objet dont il est épris,la* Français est jaloux de plaire,
.Mais au premier son du tambour, etc..
Tout homme sage, avec regret,S'arme pour frapper et détruire;Toujours actif et toujours prêt,
Des maux de I.t guerre il soupire;
Mais au premier son du tambour, etc.
J’aime qu’on désire la paix,
Aux humains elle est nécessaire,
J'aime qu’au déclin d'un jour fraisl/on s’égaye sur la fougère;
Mais je veux qu’au son du tambour,
Ou sacrifie à sa patrie
Son bien, sa vie et son amour. (lu*)'
Si l’on réfléchit au but que se propose l’auteurde cette romance, on ne serapas étonné de la voir reproduite par nous dans cet ouvrage. Ainsi que tousles poêles et tous les écrivains,—scs confrères il invite les Français à êtreà la fois amants fclèles, amis de la paix , mais surtout défenseurs dévoués etsoutiens infatigables de la patrie. Voici naître et se propager les mœurs et lessentiments républicains. Le chapitre suivant, dont la dernière partie passeraen revue l’année 17B2, selon que nous avons coutume de faire, nous mon-trera combien, non-seulement les républicains, mais les sans-culottes, s’ef-forcent de faire prévaloir leurs idées, et de ramener toutes choses au seulamour du pays. Nous les verrons en toute occasion employer les expressionsrépublicaines, et substituer de nouvelles habitudes aux anciennes . de mêmequ'ils ont substitué le gouvernement démocratique à la toute-puissance mo-narchique. I)u train dont ils y vont, deux mois au plus suffiront pour opérer,sous ce rapport, une transformation complète en France .
Le siège de Lille nous procura aussi un immense avantage. Nos arméesqui, jusqu’alors s'étaient toujours tenues sur la défensive, semblèrent prendredésormais l’offensive. Tel fut encore le plus parfait résultat du courage desLillois . Montalbau et Worms ne tardèrent pas à ouvrir leurs portes aux sol-dats de la république, et ces échecs précipités des coalisés firent composerune foule de caricatures et de couplets contre eux , et en particulier contre leduc de Brunswick, auquel on dédia une chanson intitulée Quelle cacade ! dontl’idée avait été primitivement donnée à l’auteur par un mot d’une princessequi, apprenant le peu de succès des armes de Brunswick, disait « Voilà as-surément une belle cacade. »
Chose éminemment heureuse pour lui, le pouvoir conventionnel s’élevait,
Extrait d’an Recueil de chansons patriotiques , dédiées aux vrais républicains. Communique par
M. Thiérat.
La convention rendit,à cet égard, un décret, le 10 octobre 1792.