MOU I Mi M A H A T.
Juillet
:$-2V
LKPKLLKT1EK
Pour avoir assassine le brigand, il fat assassinepar un brigand.
BRl’TUS
Le rrai défenseur des lois républicaines ,et l'ennemi jure des rois.
Le véritable ami du peuple,fut poignardé par les ennemis du peuple (a).
D'après un décret de la convention, son corps, embaumé, lut transportéen grande pompe au Panthéon , le lti juillet. Le cadavre était en partie dé-coim’rt ; on voyait sa blessure; sa figure avait été chargée de blanc, mais elleavait encore une teinte livide, effet de la maladie. Sa main droite tenait uneplume de fer : on prétend que sa langue avait été coupée afin qu'elle ne luisortit pas’de la bouche. Les secousses du transport firent, avant d’entrer auPanthéon , délacher du tronc la tête de l’ami du peuple. Parmi les inscrip-tions tracées sur le char funèbre, on remarquait celle-ci :
Pleure , mais souviens-toi qu’il doit être vengé.
Kt cette autre phrase dictée par la même pensée :
Ennemis de la patrie, modérez votre joie,il aura des vengeurs.
Nous ne nous étendrons pas davantage sur ce convoi, qui fut semblable àcelui de Michel Lepelletier. 11 vaut mieux, selon nous, voir quel effet produi-sit l’assassinat de Marat .
Peu d’événements ont fait autant de bruit que la mort de cet homme, aveclequel succombait la véritable pensée dictatoriale. Marat est mort ! Marat ,est mort! ces mots retentirent d’un bout de la France à l’autre, éveillant deuxsentiments tout à fait opposés. Les uns bénirent ce jour comme une époqueheureuse; les autres pleurèrent sur les restes mortels du grand patriote, dontle portrait fut publié sous toutes les formes, — les plus grandioses, — lesplus bizarres. David, son ami, peignit Marat assassiné dans sa baignoire, etce tableau fut placé dans la salle des séances de la convention. On vendit destabatières à la Marat , à la Cbalier, à la Lepelletier, et des bagues sous lemême patronage, en fer et en argent (a).
( «) M. M.tut'in possède une tic ccs affiche*