LA QL'ECK DE ROBKSPIEIUtF.
'Juillet 1794.)
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main et s’abreuve <b' l’autre du sang de ses nombreuses victimes, immoléesau-delà de cinq cent cinquante dans les deux communes. 11 est monté sur desgroupes de cadavres entassés les uns sur les autres. D’un côté, deux furies,dignes compagnes de ce cannibale, animent des animaux moins féroce.-qu’elles, à dévorer les restes des malheureuses qu'elles ne peuvent plus tour-menter; de l'autre sont nombre de détenus de l’un et de l’autre sexe, avancéssur le bord du précipice, tendant les mains au ciel, où ils aperçoivent la con-vention nationale, à qui la Justice dévoile la Vérité, tenant deux brochuresintitulées, l'une , les Angoisses de la mort, ou Idées des horreurs des prisonsd’Arras , rédigées par les auteurs dans leurs fers, l’autre, Atrocités exercéesenvers les femmes. Le fond du tableau représente des prisons, et indique lerésultat des ouvrages préientés par la Vérité, elc. (a). »
Ajoutons qu’une renommée sonne de la trompette, et s’écrie : 9 thermidor!Humanité 1 justice ! vertu à l’ordre du jour ! et que des rayons bienfaisantstombent du ciel sur les craintifs patients qui s’approchent du précipice.
Qu’on n’aille pas s’y tromper; la réaction thermidorienne, se trouva êtredès son origine*, une protestation contre les principes révolutionnaires, bien-tôt, dans le midi, les réagisseurs exercent des cruautés contre le- sectairesde Robespierre , et aussi contre les autres républicains (b). Les apitoyeurs ,— comme les Robespierristes les appelaient autrefois, ont le dessus; les cra-pauds du marais triomphent de la sainte montagne. Mais la réaction, nous lerépétons, s’étend bien plus loin que cela. Il ne reste plus que quelques dé-bris du parti que l’on nomme à présent terroriste, en présence du parti ther-midorien, dont Tallien et l'rolv sont les chefs ; dont ils ont, en 1793, posé lespremières bases dans des séances tenues au café Corazza, au Palais-Roval.Voyez; les thermidoriens ont surnommé la belle madame Tallien , A'otre-Dame de thermidor, ou de Ilon-Secours, la sœur du pot de la révolution , laProvidence, tandis que les royalistes sont assez osés pour l’appeler A'otre-Dame de septembre, par allusion aux massacres des 2 et 3 septembre en 1792,massacres pendant lesquels Tallien était secrétaire de la commune. Le partithermidorien est décidé à anéantir complètement les amis survivants du dé-funt triumvir, le parti qu’on désigne sous le nom de la queue de Robespierre .Dans l’ombre, d’autre part, les ci-devants, les aristocrates, les royalistes tra-vaillent à une restauration de la monarchie. Fait important à signaler ! Tôtou tard, elle viendra, — après vingt années d’attente. Nous ne tarderonspas d’ailleurs à raconter quelques actes de ces anti-révolutionnaires.
Ainsi, maintenant, nous allons marcher de réaction en réaction.
On a retiré de la salle de la convention les bustes de Bauvais, de Marat ,
(a) («ravure fort : i«rn exécuté*. (lartous do la Bildiotlièque royal*.
( 4 ) Histoire île la lit!solution . jeir deux amis «le la liberté. fume 12.