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Tome second.
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CARKIEH EXECUTE.

(Décembre 179i.j

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Tallien avait manqué d’être assassiné dans la rue des Quatre Fils, au Ma-rais (a). Alors, les jacobins furent traqués de toutes parts. Un jour, le députéLegendre se mit à la tète de quelques hommes dévoués, et s’en vint, par or-dre du comité de salut public, chasser les anarchistes de la salle de leursséances, et fermer les portes du club. Lt le lendemain, un décret de la con-vention déclara que les séances de lasociété des jacobins seraient suspendues.

Rappelez-vous le temps où ceux-ci étaient les maîtres; où les femmes fai-saient des motions dans le club; où la convention n’agissait pour ainsi direque d’après son bon-vouloir.

Proposition fut faite de démolir l’IIôtel-de-Ville, à cause des crimes de lacommune */»;. La réaction marche toujours. En décembre, comme conséquencede la ruine définitive des montagnards, on engagea les soixante-six députés— mis en accusation, en octobre 1793, pour avoir protesté contre la journéedu 31 mai, — à reprendre place sur leurs bancs (c), et on abolit la fête du31 mai ( d ). Et, lorsque l’amnistie était accordée en faveur des Vendéens etdes chouans qui déposeraient les armes dans le délai d’un mois, Carrier, Pi-nard et Grandmaison, à Nantes , étaient exécutés. On abolit toutes les lois sur!e maximum et sur le commerce des grains. On rapporta le décret, — œuvrede Barrère, — qui avait autrefois ordonné aux armées françaises , de ne faireaucuns prisonniers anglais , ni hanovriens, décret qui, comme le lecteur lesait, n'avait jamais reçu d'exécution. Les prisonniers du régime de la ter-reur, étaient rendus à la liberté.

A l’intérieur, voilà bien des changements. Les affaires ont pris une facenouvelle, et le citoyen de Paris se demande par quel miracle toutes ceschosesse sont opérées, comment il a pu se faire que ceux qui échafaudaient la guil-lotine, aient mis eux-mêmes leur tête sous le couteau. Ceux qui ont eu lespieds dans le bourbier, s'étonnent qu’il soit ainsi desséché. Là-bas, au con-traire , sur les frontières, là-bas où la terreur, après tout, n’avait pas forteprise sur des héros toujours prêts à mourir, la réaction ne produisit que peuou point d’effet. Les départements avaient envoyé aux députés des adressesde félicitations ; les armées restèrent indifférentes,— et continuèrent leurmarche triomphante. Que leur importaient les querelles politiques, elles quidéfendaient la belle cause nationale ! Elles se sentaient d’ailleurs au-dessusdes comités et de la convention. Elles pressentaient l’avenir. Au courrierquileur apprit le 9 thermidor, elles donnèrent, en échange, des bulletins de vic-toires. Le premier signal du télégraphe annonça un succès.

Les généraux grandissaient encourage et en génie, quoi qu’en pussent dire

(a) I.o 11 novembre.

•//) Cette proposition appartient au thermidorien Fréroti(c) fVeret du 8 tlêrembre.

(rf T!ri!i unie ut- Mctanhrs sur !a