(Aüllt 1795) OE LA GUERRE INTÉRIEURE ET EXTÉRIEURE. 53
ventionnels étaient des brigands , des scélérats, et qu’il fallait que leur sessionse terminât bientôt, ou que le « titre de conventionnel en exercice devait de-venir un titre de proscription, » (a) les clubs et toutes les sociétés populaireslurent abolis.
IMus la republique s’en va, plus la gloire vient. Si l’anarchie règne au-dedans, l’ordre et la victoire, au dehors, marchent sous nos drapeaux. 11 estcertain qu’une aube éclatante se lève, et qu’un astre magnifique fera bientôtpâlir, pour toujours , toutes les petites constellations qui se meuvent dansun ciel sombre et brumeux. Etrange destinée des choses humaines ! Lors-que des milliers d'hommes ont rendu l’âme, pour protester de leur dévoue-ment aux principes républicains , les principes républicains n’existaient déjàplus.
Aux frontières, on lésa défendus avec l’épée; à l’intérieur, on les a anéan-tis avec l’épée.
La gloire militaire est-elle donc un poison pour une république ! Touthéros doit-il devenir César? les drapeaux victorieux sont-ils les langes del’autorité absolue !
Du train dont vont les choses, — quand Tallien est accusé de vouloir suc-céder à Robespierre , et partant n'a déjà plus u’influence; quand un des der-niers jacobins (ô) est appelé « le " “uni du terrorisme; » quand la con-vention est obligée de déclarer à tout instant « qu'elle saura mourir à sonposte; » quand la misère est au comble , et que chacun gagne son pain deuxfois, par le travail et par la perte du temps ; quand les émigrés , ainsi quenous l’allons voir dans le chapitre suivant, reviennent et lèvent la tête, —
11 faut bien que les soldats soient les maîtres, puisqu’eux seuls maintenantaccomplissent de grandes actions.
Pendant la marche de la réaction thermidorienne et les mouvements du
12 germinal et du 1 prairial, voici ce qui s’est passé aux armées, soit contreles chouans, soit contre les coalisés :
Lue première pacification de la Vendée s’est effectuée, grâce au jeune gé-néral Hoche (c). Charrette, à la tète de son état-major, a fraternisé à Nantes avec les républicains.
Huit armées défendent la France et font respecter l’intégrité de son terri-toire. « La république entretient, indépendamment d’une marine nombreuseet qui s’accroît chaque jour, plus de 1,200 bataillons, 1,500 escadrons et60,000 hommes d’artillerie d). » Les actes les plus héroïques et les plusinouïs se sont succédé. Deux années espagnoles ont été anéanties dans lesPyrénées ; des cavaliers français ont pris une flotte hollandaise retenue par
u Mon dernier mol aux Parisiens. lùorlmi. .
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