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Novembre 1795.
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la police, élevée à la hauteur d’une des plus hautes branches d’adininistra-tion.Carnot, celui qui avait « organisé la victoire, » ancien membre du comitéde salut public, resté tout à fait républicain, et presque jacobin, eut laguerre. Lctourneur, légifère, puis conventionnel, enfin directeur, un de cesmoutons politiques qui suivent les autres, — eut la marine et les co-lonies.
Le directoire, assez mal prisé par tout le monde, s’empressa de nommerun ministère encore moins estimé. Aubert-Dubavet, qui s’était distingué à.Mayence, fut ministre de la guerre; .Merlin de Douai , le fougueux thermi-dorien, administra la justice ; Gaudin, peu connu, les finances ; Truguet,amiral, la marine; lîenezech, l’intérieur.
11 eut pour secrétaire le citoyen Trouvé, bientôt remplacé par le citoyenLuganle (a)
En même temps parut la proclamation du directoire au peuple fran-çais :
Le directoire exécutif au peuple français.
« Français , le directoire exécutif vient de s’installer.
« Résolu à maintenir la liberté ou à périr, sa ferme volonté est de conso-lider la République , et de donner à la constitution toute son activité ettoute sa force.
« Républicains, comptez sur lui, son sort ne sera jamais séparé du vôtre ;l’inflexible justice et l’observation la plus stricte des lois seront sa règle.Livrer uneguerre active au royalisme, raviver le patriotisme, réprimer d’unemain vigoureuse toutes les factions, éteindre tout esprit de parti, anéantirtout désir de vengeance, faire régner la concorde, ramener la paix, régénérerles mœurs, ranimer l’industrie et le commerce, étouffer l’agiotage, donnerune nouvelle vie aux arts et aux sciences, rétablir l’abondance et le créditpublic, et mettre l’ordre social à la place du cahos inséparable des révolu-tions, procurer enfin à la République française lebonheuret la gloire qu’elleattend, voilà la tâche de vos législateurs et celle du directoire exécutif : ellesera l’objet de la constante méditation, et de la sollicitude des uns et desautres.
« De sages lois, secondées par les mesures d’exécution les plus prompteset les plus énergiques, amèneront bientôt l’oubli de nos longues souffrances.
« Mais tant de maux à réparer, et tant de bien à faire, ne peuvent êtrel'ouvrage d’un jour. Le peuple français est juste et loyal. 11 sentira (pie , dansla confusion où se trouve l’état; au moment où son gouvernement nous estconfié, nous avons besoin du temps, du calme et de la patience, et d’uneconfiance proportionnée aux efforts que nous avons à faire. Elle ne sera pas
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