Janvier 179(5 .
Pl.Al.sAN I KKIKS.
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U.tlUi I’.i1kk;Uco île lliutl V.ilol,
Un colporteur borgne et hunruulicl^nètre dans mon cabinet.
Avec force gravure en ]»oehe.
Mo» cinq roi» pour quatorze fruits.
.Me dit-il ; parfait», je vous jureHoz, dont on vante le» talents,la.» a tous peints d'après natureC’est le directoire craché,
Et gravé... mais en conscience.
Ce sont le» grands hommes de France (,)u’on se procure à tan marche.f)c ce recueil, pesez chaque homme,
Ces têtes là se vendent hicn :
Oui, le Hewbel seul vaut la somme.
Et vous aurez Barras pour rien.
— ^>ue cent fois Bceizébuth t'emporte*
Lui di»-je, tauillant de fureur, —
Kt puis de mettre, avec humeur.
Ainsi que leur introducteur,
Nos cinq directeurs à la porte {«)
Sur l’emprunt lorcé, dont il a été question plus haut, des plaintes semanifestèrent. On afficha un jour au Palais-Royal :
Sortant de l’Opéra, j’étais tout transporte,
Ne songeant qu’à l’Amour, à Venus, à Psyché,Lorsque je fis très-mauvaise rencontre,
Gir un filou me déroba ma montre.
Je le saisis : — Coquin, tu ni’as volé!
— Non, citoyen, c’est un emprunt force [b),
Et encore, un citoyen se promena dans le jardin. Les deux goussets de saculotte étaient renversés. Sur l’un on lisait : Emprunt forcé; sur l’autre: finde non-recevoir.
Comme l’Arsenal avaitété vendu, quelques gens disaient: « la paix sera bien-tôt faite, car nous n’avons plus que cinq càrtouches, et l’Arsenal est vendu.»
Cependant, il y eut des citoyens de bonne volonté, à en juger par cetteannonce de théâtre :
« L’administration du théâtre, rue Feydeau, après avoir satisfait è la loide l’emprunt forcé, ayant aperçu dans les artistes, tant de la ci-devant Co-médie-Française que de l’Opéra et de l’orchestre, ainsi que dans tousses em-ployés, le regret de ne pouvoir contribuer par leurs facultés pécuniaires àl’emprunt auquel tous les Français sont appelés, a ind que le 1 pluviôse pro-chain pour donner en leur nom une représentation dont le produit sera versé
fa) Almanach des gem de bien, deuxieme édition pour 1707.{h) Autre Almanach des gens de bien, pour I’hii de grâce 1707