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Tome second.
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l'ihi; DKS VIEII.I.AIIDS.

(Août 17%.

St

recommandables îles deux sexes. Les jeunes gens les mieux lamés furent char-gés d’aller orner de guirlandes de feuillage, la porte des vieillards désignés. Desenfants des deux sexes, de huit à douze ans, accompagnés de musiciens, dejeunes gens armés, et des administrateurs municipaux, allèrent chercherles vieillards dans leurs maisons ; les vieillards avaient la tête couverte : ilss’appuyaient sur ces enfants dont la tète était nue.

On les amena au chef-lieu de leur municipalité, où on leur rendit leshonneurs : un magistrat prononça un discours sur le respect dù à la vieil-lesse, et plaça une couronne de chêne sur la tête de chaque vieillard. Dejeunes épouses présentèrentaux vieillards des corbeilles de Heurs et de fruits.Le tout avec de la musique et des chants analogues à la circonstance.Tel était le vaudeville républicain : Honorons les vieillards , du citoyen l'iis ,chanson dont voici deux couplets :

Air : C'est un enfant.

Il est îles cliôncs respectablesOne lo fer ne toucha jamais ,

Kt «lent K* rimes vénérablesSont l’orgueil îles vastes forêts.

A la république,

Ouel ombrage antiquel’ait plus il’bomieur, h tous «partis,(^uc U* vieillards? (bis.)

Ouanil le peuple, aux fêtes publiquesVoit, sur le front îles vétérans,

!>• vert îles eouronnes civiquesSe marier aux cheveux blancs,

(Je tableau sublimeLui plaît et ranime ;

Il chante en chœur, de toutes parts :Gloire aux vieillards! (bis.) (a)

Le soir, les héros de la fête furent menés à l’Opéra , où ils occupèrentdouze loges, ornées de draperies et de guirlandes de llcurs. A leur entrée, lasalle éclata en applaudissements. On jouait OEdipe à Colone, puis le Devinde village, avec un intermède expressément composé pour la cérémonie. —Le théâtre représentait un village. Le devin venait annoncer qu’on y célé-brait la fête de la vieillesse. Bientôt apparaissait un groupe de paysans. Deuxjeunes gens traînaient une charrue sur laquelle étaient assis leurs pères. Ilschantaient des couplets terminés par ce refrain :

Honneur ! honneur à nos vieillards !

Émus, et se mêlant au jeu de la scène, les spectateurs répétaient •

Honneur! honneur à tiowvicillurds !

Après, on tressa des couronnes pour les distribuer, et le devin chanta:

liO temps blanchit leur tête vénérable ,

Knfants, eouronner-la de Heurs!

(«) Air noté du temps.