( 1798 .)
FETE DE I.A LIBERTE.
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le fruit de ses méditations et de ses recherches; où des règlements désas-treux, des corporations privilégiées, des entraves fiscales, étouffaient lesgermes précieux du génie; où les arts, devenus en même temps les instru-ments et les victimes du despotisme, lui aidaient à appesantir son joug surtous les citoyens, et ne parvenaient an succès que parla flatterie, la corrup-tion et les humiliations d’une honteuse servitude. » — Suivait la diatribe obli-gée contre les factions passées, puis l’énumération des avantages dont laFrance serait redevable à l’exposition.
Un temple de l’Industrie avait été élevé au milieu de ce quartier improvisé.Le 5 et le 10, on y exécuta des symphonies , et une foule le vint visiter cha-que jour, après avoir parcouru les rues de l'exposition.
La seconde fête dont nous ayons à parler est celle de la Liberté. Les mo-numents des arts, venus d’Italie , en furent le principal ornement. A neufheures du matin, tous les citoyens faisant partie du cortège se réunirent surla rive gauche de la Seine, en face du Jardin des Plantes . Les chars destinésà porter les monuments, se rangèrent sur le boulevard du Sud; ils étaientornés de trophées, de guirlandes et d’inscriptions. En trois grandes divisionsse forma le cortège; en avant de la première était une bannière sur laquelleon lisait :
HISTOIRE NATURELLE ;
suivie des professeurs administrateurs du Muséum , des Élèves et des ama-teurs choisis exprès, marchant des deux côtés des chars de cetle division.
Le premier char portait des minéraux, avec cette inscription : Chaque jourl'art y découvre des propriétés nouvelles.
Le second, des Pétrifications de Vérone, avec cette inscription : Monu-ments de l’antiquité du globe.
Le quatrième, des Végétaux étrangers vivants, avec cette inscription :Elles multiplieront nos richesses et nos jouissances.
Le troisième, des grainesde Végétaux étrangers vivants, avec cette inscrip-tion -. Cocotier, bananier, palmier, etc.
Le cinquième, un lion d’Afrique ;
Le sixième, une lionne ;
Le septième, un lion du désert de Sahara .
Le huitième, un ours de Berne ;
(Puis, deux chameaux et deux dromadaires. )
Le neuvième, des outils et ustensiles d’agriculture en usage en.Italie , aveccette inscription : Cérèssourit à nos trophées.
Le dixième, deux blocs de cristal, avec cette inscription : Don fait par leshabitants du Valais à la république française.
Pour la seconde division, on lisait sur sa bannière : Livre , manuscrits %
MÉDAILLES, MUSIQUE, CARACTÈRES D’i.MI’RIMERIE DE LANGUES ORIENTALES,