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Tome second.
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1799.)

UN MOI SUIt I.E DIRECTOIRE.

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l>erbe diamant, et reçut du corps-législatif, une pension de 600 francs, àtitre de récompense nationale.

Aux armées, le changement de gouvernement avait été fort approuvé , ilest facile de le croire.

En Italie, Championnet dit aux soldats : « Le héros de l’Italie, de l’Égypte et de la France , connaît vos besoins et vos souffrances; il s’occupe de les fairecesser. » En Hollande, Brune dit aux soldats : « L’armée verra avec con-tentement parmi les consuls, l’illustre héros qui l’a souvent conduite à lavictoire, etc. » Les émigrés se réjouissaient; ils espéraient revenir en France .Bonaparte , disait-on, voulait joindre à ses glorieux titres celui de pacificateurde l’Europe . Les consuls rappelèrent quarante déportés , parmi lesquels onremarquait Carnot, Barthélemy, Boissy-d’Anglas, Noailles, Doumerc, Du-molard, Barbé Marbois, Vaublanc, Quatremère de Quincy , Lafond-Lade-bat, Pastoret, Villaret-Joyeuse , Dumas, Barrère et Yadier. Ils promi-rent une amnistie entière et absolue pour le passé à tous les habitantsqui avaient pris les armes dans l’ouest (a), mais, en revanche, ils ordonnè-rent au général Hédouville de déclarer hors la constitution tous les chouans quipersisteraient dans leur rébellion. Ils exigèrent un serment constitutionnel ( b ;de tous les fonctionnaires publics, ministres des cultes, instituteurs, etc.Ils autorisèrent les prêtres catholiques à disposer pour l’exercice de leurculte, des édifices qui y étaient originairement consacrés, et, pour montrerleur bonne volonté à l’égard de la religion , ils veillèrent à ce qu’on fit dedignes funérailles au pape Pie VI, mort à Valence , en Dauphiné, à l’âgede quatre-vingt-deux ans.

En succombant, le directoire ne fit qu’accomplir sa destinée. Il était, on peutle dire, né pour mourir. Gouvernement tout à fait provisoire, il ne lui futpas donné d’achever de grandes choses, justement parce que tout le mondel’en croyait incapable, et que la confiance publique n’approcha jamais de lui.Ses principes politiques, il était bien difficile, impossible même, de les ap-précier. D’aucuns assurent que la bonne raison en est qu’il en manquait to-talement. Le directoire, n’avait guère de volonté. Cinq hommes , assis l’unà côté de l’autre, tenaient en main le pouvoir. Chacun voulait dominer, et letemps se passait en querelles personnelles. Au point de vue politique , ledirectoire, comme tous les gouvernements de transition, ébaucha cent insti-tutions , sans en fonder une seule de stable. La pire chose de toutes, ce futque personne ne prit les directeurs au sérieux, et que du jour où Bonaparte voulut le devenir, il comprit qu’il valait mieux renverser ce pouvoir, etétablir le consulat sur ses ruines. On avait gravé des médailles à l’avancepour la cinquième session des conseils.

(a) Arrêté publié à la suite d’une proclamation aux habitants <!c l'Ouest.

(b) Arrêté du 7 nivôse an VIII.

T. Il

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