Band 
Tome second.
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182
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.M1C1IANTIS PUBLICATIONS.

i 799-1800.)

CONSEIL DES ANCIENS.

Quoique l'on soit d'accord d’avanceSur chaque résolution,

Pour avoir un air d’importance,

On ouvre une discussion.

Pour deux mots.

Cent proposEn toutAussi fous.

Et plus fousLes uns que les autres.

Si l’on entend sonnerL’heure du dîner.

Les bons apôtresS’en vont aussitôtChez Flore ou McotDiscuter,

Agiter

Leurs intérêts plus que les nôtres (a).

Sur les messagers d’état, au service du directoire, on composa ces vers sa-tiriques \b):

— Ne t’ai-je pas vu, Jean, au coin de quelque rue,Faisant jadis le pied de grue.

Attendant que quelque valetT’envoyât porter un poulet?

A ce métier, dis-moi, comment fait-on fortune?

La façon, à coup sûr, ne peut être commune.

— Je n’ai, monsieur, point changé de métier;Demandez dans tout le quartier;

Mais j’ai pris un parti plus sage .

Et j’ai voulu me donner quelque état;

Je faisais état du message,

Et je suis messager d’état.

Sur les envoyés du directoire dans les pays conquis, on plaisantait aussi.Ce quatrain fut publié contre un d’entre eux , appelé Rapinat, qui commettaitdes exactions en Suisse :

Les pauvres Suisses qu’on ruineVoudraient bien qu’on leur expliquâtSi Rapinat vient de rapine,

Ou rapine de Rapinat.

(а) Les Rapsodies du jour.

(б) I*a pièce est intitulée l'Habit ne fait pas le moine.