( 1801 .)
FÊTE I)L' 14 JUILLET.
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quelle les ministres d’une religion de charité peuvent, et doivent prendrepart,
« Considérant que sous le nouveau comme sous l’ancien testament, la re-ligion a toujours été dans l'usage de consacrer, par des cérémonies saintes,les grands événements qui influent sur le sort des peuples :
« Arrêta que le mardi, 14 juillet, 1801,25 messidor an IX, il serait chantéune messe solennelle dans l’église métropolitaine de Paris ; qu’il serait pro-noncé un discours relatif à la fête de ce jour, et qu’après ce jour , il seraitchanté un Te Di um en actions de grâces de tous les bienfaits que le Seigneuravait répandus sur le peuple français . »
C’est ainsi que le clergé reprenait son rôle, dignement et d’une manièretout à fait convenable , en oubliant le passé, en acceptant le présent, en es-pérant de l’avenir.
Donnons maintenant la proclamation envoyée par les consuls dans tousles départements.
« Ce jour est destiné à célébrer cette époque d'espérance et de gloire oùtombèrent des institutions barbares; où vous cessâtes d’être divisés en deuxpeuples, l’un, condamné aux humiliations; l’autre, marqué pour les distinc-tions et pour les grandeurs; où vos propriétés furent libres comme vos per-sonnes ; où la féodalité fut détruite, et ces nombreux abus que des sièclesavaient accumulés sur vos têtes. Cette époque, vous la célébrâtes en 1790,dans l’union des mêmes principes, des mêmes sentiments et des mêmesvœux. Vous l’avez célébrée depuis, tantôt au milieu des triomphes, tantôtsous le poids des fers, quelquefois aux cris de la discorde et des factions.Vous la célébrez aujourd’hui sous de plus heureux auspices ; la discorde setait; les factions sont comprimées, l’intérêt de la patrie règne sur tous lesintérêts. Le gouvernement ne connaît d’ennemis que ceux qui le sont de latranquillité du peuple. La paix continentale a été conclue parla modération;notre puissance et l’intérêt de l’Europe en garantissent la durée. Vos frères,vos enfants rentrent dans vos foyers, tous dévoués à la cause delà liberté,tous unis pour assurer le triomphe de la république. Bientôt cessera le scan-dale des divisions religieuses. Un Code civil, mûri par la sage lenteur desdiscussions protégera vos propriétés et vos droits. Enfin, une dure, mais utileexpérience vous garantit du retour des dissensions domestiques et sera long-temps la sauve-garde de votre postérité. Jouissez, Français ! jouissez de votreposition , de votre gloire et des espérances de l’avenir. Soyez toujours fidè-les à ces principes et à ces institutions qui ont fait vos succès, et qui feront lagrandeur et la félicité de vos enfants! One de vaines inquiétudes ne trou-blent jamais vos spéculations ni vos travaux. Vos ennemis ne peuvent plus