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Tome second.
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EN ATTENDANT I.A PIÈCE.

(Mai 1802.)

Unecaricature, néanmoins, pronostiqua l’avenir. Elle s’appelait le Consulat.Bonaparte y est représenté ayant une couronne qui sort à moitié de sa poche.Il est escamoteur. Devant lui une table, sur laquelle on distingue, pour ob-jets de prestidigitation, des pyramides avec une carte de l’expédition d’Égvpte,et des montagnes où on lit : Alpes, Italie . Sur un pan de la draperie quicouvre la table, est écrit : première représentation dü consulat, en at-tendant une pièce nouvelle. Lucien frappe à coups redoublés sur le tam-bour du 18 brumaire. L’armée prépare le trône, et Napoléon Bonaparte jettede la poudre aux yeux de la foule ; il dit •. « Citoyens ! il y a des gens qui pré-tendent que je]vous jette de la poudre aux yeux ! (n) »

Au commencement du chapitre suivant, nous dirons le résultat du scrutindes votes populaires, et nous verrons bien que le caricaturiste est doué d’uneperspicacité rare : le peuple est fasciné; l’armée soutient son général par espritde corps, et le premier consul rêve tout bas à l’empire.

(«) L’original de cette caricature est fort rare. Peut-être Fouché prit-il soin de la faire disparaître leplus promptement possible.

FIN DU CHAPITRE TRENTE-NEUVIÈME.