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tSeptembre 1803.)
temps. A côté de moi, trois jeunes gens buvaient du punch, et causaient àla Française , et voici exactement ce que j’entendis de leur conversation. —Le Portugal fera la paix et paiera les frais de la guerre. — Le premierconsul ne partira que le mois prochain, etc. («). »
Adieu, les douceurs de la paix, adieu les embrassements de famille.
SwumTiaiiS.
Les pleurs et les craintes qui accompagnent le départ d’un fils ou d’unfrère, avaient déjà recommencé.
Le premier consul s’occupa de formerune armée d’Angleterre. Uneescadreanglaise menaçait nos côtes, insultait nos marins, bombardait le Havre,Granville, Dieppe, Boulogne , Calais, etc.
Une armée de deux cent mille combattants nous protégea sur la Manche et le Pas-de-Calais . On comptait dix mille embarcations légères, propres àtransporter nos soldats. Les Anglais riaient d'abord de nos manœuvres ; puisune terreur panique s’empara d’eux. Toute l’Angleterre prit des mesures quil’assimilaient à une ville assiégée. Les côtes étaient hérissées de canons ; lapresse de cent mille matelots avait été votée pour 1804-; des écluses avaientété construites, pour inonder, en cas de besoin, le comté d’Essex ; les plus *riches habitants de Douvres , craignant l’invasion, s’étaient réfugiés à Can-torbéry; on avait proposé d’élever des fortifications auteur de Londres ; ilavait été convenu déjà qu’à la première nouvelle de descente effectuée , les
fa) Journal de Paris.