RÉSUMÉ GÉNÉRAL.
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premiers soulèvements de la Vendée . Alors, ils se mêlèrent complètement denos propres affaires, et donnèrent des aliments à ce cancer de la Vendée quimenaçait de ronger le cœur de la France . Ils ne furent pas étrangers à la dé-claration de Pilnitz, par laquelle le roi de Prusse et l’empereur d’Autriche s’engagèrent à prêter secours d’hommes et d’argent aux émigrés; quand lacoalition de 1791 fut formée, on y reconnut aussi un des chefs-d’œuvre deleur diplomatie.
D'abord les girondins, les jacobins ensuite, donnèrent prise à leurs sarcas-mes. Tout homme éminent, tout homme de théorie ou d’action leur fit peur.Des ballots d’estampes et de caricatures contre lui étaient soudainementexpédiés de Londres à Paris, et parcouraient la France . 11 ne faut pas croire,en effet, que parmi les caricatures dont le texte est français , il ne s’en trouvepas beaucoup de fabriquées en Angleterre. Les presses de Londres , bien sûr,ont plus manœuvré que celles de Paris .
La religion de la raison , le culte de l'Être suprême, les ont justement,sinon sincèrement révoltés.
Sous la terreur, ils ont fortement protesté contre l’oppression d’une moitiéde la nation française par l’autre moitié. Mais ils ont eu tort de ne jugernotre révolution que par cette époque terrible, — comme si l ltalie,par exemple, était décrite selon les impressions d’un voyageur qui n’auraitvu d’elle que Naples et son territoire volcanique. Toujours, pour donner lapréférence à leur 16V8, sur notre 1789, ils ont appuyé sur le nombre et l’im-portance de nos excès ; — faut-il dire avec certains historiens qu’ils les ontà dessein provoqués eux-mémes, et qu’il y a lieu, dans toutes les causes oc-cultes de nos bouleversements intérieurs, de reconnaître l’action du gouver-nement anglais? N’ont-ils pas prêté les mains à la conspiration de Cadoudal ,et à tant d’autres complots étouffés dès leur naissance ? Il y eut bien desguinées en circulation à Paris ! llappellons-nous, en outre, une certaine ca-ricature française intitulée le 9 thermidor, ou la surprise anglaise (a), et quiprouve assez que l’Angleterre comptait sur les excès de la révolution deFrance .
Fn récompense de son peu de dignité, de ses mesures molles et indécises,le Directoire ne s'attira que le mépris, non la haine des Anglais . Leurs yeuxse fixèrent à ce moment sur un homme bien plus redoutable que les cinqdirecteurs réunis. Bonaparte devint pour eux, ainsi que nous l’avons déjà dit,la France personnifiée, et c’est sur lui qu’ils dirigèrent leurs attaques. Dès lacampagne d’Égypte , les petites méchancetés commencèrent. Ils représentè-rent « l’extirpation des plaies de l’Égypte , la destruction des crocodiles ré-volutionnaires (b). »
(«) Hcproduiie au chapitre 27 de et* >olumr.{b) (Collection do M. I.iterrndc.