120
RÉSINE GÉNÉRAI..
CHAPITRE XLVIII»
tas choses fondéespar la révolution : gouvernement parlementaire, represeniaiif, constitutionnel; lesconstitutions ou les chartes; la garde nationale; l’agiotage politique; les assemblées primaires ou lescolleges électoraux; le système de bascule; le journalisme; les clubs politiques; institutions de se-cond ordre. — Les choses abolies par la révolution; la monarchie absolue; la. puissance personnelle«les ministres, Jes parlements; les trois ordres, modifications diverses. — Les choses maintenues par larévolution. — Choses créées pour la révolution et mortes avec elle : assignats mandats territoriauxle maximum; la loi martiale; loi des suspects; comités inquisitoriaux; les sections; les piques; la pa-trie en danger; les cultes différents : culte de la raison; culte de l'Étre-Supréme; culte de la mère deDieu ; culte des théophilanthropes; les différentes fêtes; fête du 9 thermidor ; fêtes des victoires; fêtesde ia vieillesse, des epoux, etc. tas dévotes de Robespierre ; les (ricotteuses; les furies de la guillo-tine ; les élèves de Mars ; les têtes de lettres; les noms grecs et romains; les cloches; défenseurs offi-cieux. — Littérature révolutionnaire; peinture révolutionnaire; musique révolutionnaire. — Littéra-ture, arts et sciences, proprement dits. — Listes des hommes les plus célèbres de France pendantla révolution. — Conclusion et fin.
Un jour, en 1812 , le cardinal Maury disait à Fouché de Nantes : « Lesnotables étaient des extravagants; à l’assemblée nationale, nous étions desécervelés : les membres de la constituante étaient des coquins ; mais ceux dela convention nationale étaient des gredins; vous n’en disconviendrez pas,monsieur le duc. »
Ceci était une allusion au ci-devant jacobinisme de Fouché .
Et, bien que la phrase ne fût pas vraie de tous points , il est impossible denier que l’allusion ne fut méritée. La plupart des hommes de la révolutionqui ont survécu à son œuvre ont changé vingt fois de systèmes, et c’est unepitié de voir quel cas ils ont fait, par la suite, des choses qu'ils avaient leplus préconisées, des hommes qu’ils avaient le plus encensés pendant la pre-mière moitié de leur carrière. Les uns ont agi par dégoût des excès commisà cette époque, les autres, parfaits caméléons, ont assisté et applaudi à toutesles inaugurations de pouvoir nouveau quelconque. L’autorité a été pour euxune abstraction ; ils ont servi l’autorité, parce que c’est elle qui dispense leshonneurs et les places. On compte à peine quelques révolutionnaires, encorefidèles aux principes qu’ils professaient autrefois. L’empire, en passant sur