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RÉSUMÉ GÉNÉRAI..
accusent les sociétés secrètes île conspiration, et en effet, il s’y trame presquetoujours quelque complot. L’influence politique s’évanouit aussitôt, et ces so-ciétés alors sont en dehors de la légalité.
On peut dire aussi qu’en réalité la révolution a établi la puissance poli-tique des classes moyennes. La presse, les clubs, le tiers-état appelé à s’oc-cuper directement des affaires du gouvernement, ont agi d’après les mêmesprincipes. Ils ont abattu, pour réédifier ensuite selon leurs propres vues.Sans doute le tiers-état avait apparu en France depuis bien longtemps, de-puis que les communes avaient montré la tête; mais à dater de 1789 seule-ment, son rôle prit une importance extraordinaire. 11 a lutté d’abord contrele clergé et la noblesse et a successivement enlevé à ces deux ordres leursplus grands privilèges. Vainqileur, il est devenu intolérant et a quelquefoismanqué de clémence et de générosité. Pourquoi le cacher! Les membres dutiers-état de 1793 ne l’ont cédé en rien aux gentilshommes les-plus impopu-laires du règne de Louis XV . Ils se sont vengés par le talion , sans vouloircomprendre que les fautes du vaincu n’excusaient pas les fautes du triompha-teur, et que le crime ne devait pas punir le crime. Le tiers-élat s’est beau-coup effacé devant Napoléon pour reparaître tôt ou tard. Il savait sa foroe,et ne pouvait jamais l’oublier. L’histoire de sa puissance est rapide; elleccm ■mence à l’ordonnance qui lui accorde le doublement, est consacrée par le dé-cret du vote par tête. Depuis, il a pesé lui seul dans la balance plus que leclergé et la noblesse réunis.— Inutile de rappeler que la naissance des clubsimpliqua celle des cabinets de lecture.
Voilà, en politique, ce que la révolution a créé de durable. Restent lesinstitutions de second ordre.
La révolution, jusqu’en 180à, a fondé:
Le Code civil, réunion en un seid corps de lois digérées des dispositionstrouvées les meilleures parmi ( elles des anciennes coutumes;
La cour de cassation, tribunal suprême, sorte de papauté judiciaire,comme elle réputée hors d’appel et infaillible , et ayant pour but de rame-ner toutes les juridictions à l’unité;
Les tribunaux de première instance difns chaque arrondissement, les tri-bunaux criminels et les tribunaux d'appel, devenus les cours d’assises et lescours impériales ou royales;
Los tribunaux de commerce dans presque toutes les villes de France , pourque les formes de la justice fussent plus expéditives, ainsi que le demandentles affaires commerciales;
Les justices de paix, ou tribunaux de conciliation destinés à devenir lestombeaux des procès, mais qui par malheur, n’ont pas amené alors et dans lasuite tout le bien qu’on aurait pu en espérer.
Pendant la révolution ont été adoptés :
L’égalité des poids et des mesures: le système décimal ne put vaincre