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La conscription;
La guillotine, que la révolution a traitée, on peut le dire, en enfantchérie;
Le télégraphe, devenu bientôt indispensable pour apprendre au gouverne-ment les victoires ou les défaites de nos généraux;
Les chants nationaux, la Marseillaise et le Chant du Défait, entre au-tres, qui n’ont point vieilli;
Le drapeau tricolore formé par Lafayette, et qui selon le dicton banal,« a fait le tour du monde; »
Les journaux-affiches, imprimés en gros caractères, placardés sur lesmurs des plus pauvres villages;
Le Musée des Arts , dont l'apparition causa la sensation la plus profonde;
L’institut de musique, ou plutôt le Conservatoire de musique, auquel noussommes redevables du mouvement musical qui s’est développé de nosjours;
L’institut des sciences et des arts, et l’institut d’Égypte , qui donnèrentde l’émulation à nos savants, et qui leur assurèrent pour prix de leurs tra-vaux, une honorable et heureuse position;
L’exposition des produits de l’industrie française, si admirablement fé-conde en résultats , et dont on a rapproché les époques, sachant tout le bienqu'en retirent le commerce et l’industrie;
L’ordre de la légion d’honneur , bonen son principe, mais dont on a seule-ment gâté parfois l'excellence et surtout le but magnifique.
Puis , comme la génération d’alors voulait inculquer ses idées dans l’es-prit de celle qui devait la suivre , elle s’occupa beaucoup d'instruction pu-blique, soit pendant les premières années de la révolution, ou sous la terreur,ou sous le directoire et le consulat. Maints projets d’instruction républi-caine échouèrent à cause de l’enthousiasme irrélléchi qui les avait faitnaître. Il nous reste cependant de cette fièvre pour l’instruction des souve-nirs qui jamais ne passeront, savoir :
L’école polytechnique, encore tout enveloppée d’un prestige unique, etqui a mission de former des héros pour la guerre, ou des savants habilespour la paix;
Les écoles centrales pour l’enseignement des arts et des sciences danstoute la France ;
Les lycées et écoles spéciales, les écoles primaires et secondaires, uneaugmentation du nombre des écoles de droit et de médecine.
Ici s’arrête la nomenclature des choses fondées de 1788 à 1804. Nouseussions pu, au lieu de citer simplement ces institutions qui subsistent en-core, ajouter celles spéciales à la révolution , qui sont nées par elle et pourelle, et qui avec elle sont mortes ; nous réservons ce curieux catalogue poul-ies absolument dernières pages de ce livre, et nous passons en revue les