L’on voit par ce début combien l’accusationest grave. Les astronomes de France avaientdonc été victimes d’une mystification ridicule,ils s’étaient cruellement compromis en enre-gistrant dans les annales de la science une ab-surde invention ? Heureusement, pas une despreuves produites par le savant président dela commission gôodésique du Brésil n’est d’unevaleur irrécusable.
J’ai déjà été obligé de revenir à deux fois surles dénégations un peu vives de M. Liais(Cosmos du 3 mai et du 25 octobre derniers),et je vais résumer brièvement ce que j’ai dità cet égard. Le passage observé à Orgères aduré 77 minutes; pendant les 12 premières,M. Liais terminait une série de comparaisonsphotométriques des différentes régions du so-leil, faites avec un grossissement de 300 fois; iltrouve aujourd’hui dans ses registres d’obser-vation que la partie où la planète aurait dû pas-ser, a été uniformément éclairée et parfaite-ment pure; il ajoute qu’il est impossible qu’unepetite tâche noire se fût dérobée à son attention.Mais, franchement, est-on jamais sûr et certainde l’absence d’une chose qu’on ne cherchait pas,dont on ne soupçonnait même pas l’existence ?N’est-ce pas, au contraire, un des phénomènes