Françoise. 19
Maistre du bâtiment ; celuy qui auraune curiosité particulière de c on neu-tre ce qui est de ccs deux sujets, lapourra contenter par la lecture desAuteurs qui s’y font employer, ayantpresque tous écrit des cinq ordresde colonnes, defquelles dépend tout
remplis de mille vilains ornemens appliquei tans jngcmenjfans ordre. Mais aujourd'huy nôtre Auguste Monarquetouis lc Grand ,'fatché que l'Architccture , qui peut lait-ier à la postérité desmonumens cternels de la grandeur deson ame, dameurast engagée sous le faix de l’ignorance Scde la sordide avarice des Ouvriers , dans un temps où falibéralité faitrcnaistre ce qui a jamais esté déplus écla-tant dans les autres Arts: ne s’est pas contenté d'envoyecdes gens habiles dans les Pais où l’on voit encore quel-ques vestiges de U grandeur des Romains ou des Grecs, afitid’cn apporter des dcllèms pour lervir à former le goust de labonne Architecture : Mais n’.tme fa Majesté a ctably uneACademie à Paris où les régies de cét Art font publique-ment enseignées avet les parties de Mathématique qui lontnecellàircs aux Architectes: Conviant les personnes de mé-rite & de condition de s’appliquer à cette science : propo-sant des prix & des récompensés à Ceux qui s’en rendrontcapable > dom Sa Majesté entend se servir dans la Conduitede fesbâtimens : Et ordonnant aux plus habiles Architectesde son Royaume , qu’elle a choisis pour ce sujet , dc s’as-lembler à certains jours afin d’cxamincr & résoudre les dif-ficultcr qui peuvent naître íùr cette matière. D'où l'ondoit attendre que l’Architecture sortira bien-tost ( Commeon dit ) de la Truelle , 2e de l’ordure du vilain interest : 2cque ne travaillant que pour la Gloire , este fera voir detes Ouvrages , qui rendront iníupportablcs à la veiie Uplus grande partie de ceux qui ont cité faits par le pallé»