l'attire. le sai-it, l'émerveille. I.oln île Irouvcr, ainsiqu’aux temps de Philippe-Auguste , de Charles IX . et en-core de Lotus XIII. une ville de bouc et de fuint'e, il adevant lui une cite magnifique, où, de même qu’un empe-reur le répétait rie nome, le granit et le marbre ont succédéaux Iniques; où des Voies larges et à doubles trottoirs ontremplacé les rues étroites cl tortueuses qui rlTrnvalentBoileau. Il voit que le piéton est aujourd'hui comme danspresque toutes les villes d’Angleterre, bien moins exposéqu'autfcfoisaétrcétlaboussé, froissé ou meme écrasé par lesmilliers de voitures qui se croisent en tous schs. Il voit çaet la tics palais granüioscs. tels que le Louvre, les Tuile-ries et le Luxembourg ; des monuments qui rivalisent avectout ce que l’antiquité nous a laissé de plus beau, entreautres la Bourse , les Invalides , le Panthéon et la Made leine . Les uns sont affectés aux sciences, comme le palaisde l'Institut et celui des Beaux-Arts ; les autres au servicereligieux, comme Notre-Dame et Saint-Sulpice ; ou à l’ad-ministration publique, telsque l’Hôtel-de—Ville et la Monnaic. Il aperçoit des jardins qui effacent en renommée tousles jardins les plus célèbres des divers pays; et s’il pénètrenotamment dans celui des Tuileries , en saluant l’obélisquede. Luxor, qui dresse fièrement sa tctc sur une superbeplace, il a pour perspective le riant tableau des Champs-Élysées, cl au bout d’une avenue délicieuse en même tempsqu’imposante, l’Arc-de-Triomphe élevé aux gloires mili-taires de la révolution et de l’empire. S’il dirige ses pasvers les boulevards, il découvre cette verdoyante ceinturequ’une femme illustre comparait à celle de Vénus; cein-ture ornée d’élégantes façades, de riches bazars, de somp-tueux établissements, animée par le mouvement des charsbrillants ou divers et par un océan populaire qui, dans sonflux et reflux, va et vient sahs cesse, sur des trottoirs dallésou nivelés par le bitume, et offrant, comme les rues, desbornes-fontaines, dont les eaux jaillissantes abattent enété la poussière et facilitent dans le mauvais temps le net-toyage de la èhaltsséc.
Ailleurs, il observe de larges quais en pierre de taille,plantés d’arbres et bordant la sinueuse rivière qui partageen deux grandes divisions la métropole artuelle rie la civi-lisation ne la littérature etdu bon goût, divisions que met-tent en communication cuire elle» des ponts d'une con ■