dos détenus : nous citerons entre autres, 1< la Société pourle soulagement et la délivrance des prisonniers, présidéepar l'archevêque de Paris , et composée principalementde dames; 2° la Société royale pour l'amélioration desprisons, composée d'hommes éminents; 3° la Sociétépour le patronage des jeunes libérés, également forméed’hommes généreux et bienfaisants.
Une dernière institution répressive ou desûreté publiqueet d'humanité en même temps est la maison royale deCharenton, située dans le bourg de ce nom, près Paris .Cette maison est destinée à soigner et traiter les aliénésdes deux sexes, qui y sont reçus, soit à titre gratuit, soitcomme pensionnaires. Il y a place pour 400 personnes.Elle est administrée sous l'autorité immédiate du ministrede l'intérieur, qui, seul, autorise les admissions gratuites.II y a trois classes de pensions; 1.300 fr. et au-dessus;1,000 fr., et 720 fr. I.c public n'est point admis dans l'in-térieur de la maison, surtout dans les quartiers affectés auxmalades ; on ne montre aux étrangers que les cours et lesjardins. Des permissions particulières sont accordées auxparents des aliénés.
Indépendament de la maison royale de Charenton, il y adans Paris plusieurs maisons de santé, où l’on traite lesaliénés qui y sont placés par leurs familles et aux frais decelles-ci. Parmi les établissements de ce genre, on cite ceuxdes docteurs Esquirol et Blanche, et la maison du docteurPressât, barrière du trône, n. 333.
I.a statistique, l'histoire, le gouvernement et les Institu-tions diverses de la capitale ayant passé sous les yeux dulecteur, nous pouvons lui décrire ou signaler à présent lesprincipaux monuments qu'elle renferme : ce sera le sujetde la troisième partie de notre livre.