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divers noms, tels que, d’abord, Palais d'Orléans, puis duLuxembourg , puis, dans la révolution, Palais du Direc-toire , en 1795 ; Palais du Consulat, en 1800; Palais dué>cnat-Conservaleur , de 1804 à 1814; et on l'appelle , de-puis 1814, Palais de la Chambre des Pairs , bien qu’il aitconservé, dans le langage usuel et vulgaire , sa vieille dé-Uotnination de Palais du Luxembourg . Il fut construit en1015 par Marie de Médicis , régente de France , après l’assa-?jnat de Henri IV . Il s'éleva sur le modèle du palais Pitti , deFlorence , résidence ordinaire du grand-duc de Toscane . Ilse distingue par la beauté de ses proportions, sa parfaite"ïmétrie et sa solidité. Le principal corps de bâtiment et5 cs autres parties offrent trois ordonnances : l’une toscane ,au rez-de-chaussée; l’autre dorique, au premier étage ; etla troisième ionique, au second étage. Quatre gros pavillons'Parquent les quatre angles du principal bâtiment. 11 y adeux autres pavillons, depuis 1835, époque où l’on a dûagrandir l’édiOce sur le jardin , pour la construction d’uneNouvelle salle des séances de la Chambre, salle que la no-ble assemblée emploie lorsqu’elle se constitue en Cour desPairs.
La cour d’entrée, longue de 120 mètres, etlarge de 70, aUne principale entrée sur la rue de Tournon. et présentede ce côté, a ses extrémités, deux pavillons, pendant quele milieu, au-dessus de la porte, en offre un autre avec undôme orné de statues, et montrant, de chacun de ses côtés,deux terrasses pareilles, qui servent de communication cu-ire les deux galeries de tableaux. Sur le jardin, le nouveauPavillon de l’horloge a sa partie supérieure ornée de dix fi-gures allégoriques : l’Eloquence , la Justice, la Patience,la Guerre, l’Armée et la Force, avec d’autres figures de gé-uies, couronnées par l’horloge même, et par la Renommée®n bas-relief. Le grand escalier , dans l’aile droite de lac °ur, est orné d’un beau rang de colonnes, entre lesquellessont des trophées et des statues.
En pénétrant dans les appartements de la Chambre desJ’airs, on passe à travers une salle des gardes ou salle d’al-‘tnte, et parla salle des messagers d’Etat, pour arriver àcelle des conférences. Vient enfin la salle des séances, cs-t ece d’hémicycle, qui peut contenir trois cenlsPairs, ayant,Par gradins, chacun leur chaise curule en face du prési-dent. Derrière le président, se voient, sur la muraille, les