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lutrin, est d'une rare élégance; il fut donné en 1813, auchapitre de Notre-Dame , par l'impératrice Marie-Louise .Napoléon avait déjà fait établir la petite giille dont nousvenons de parler, comme il avait fait restaurer entièrementla façade du nord de ce grand monument.
Le sanctuaire, oit l'on monte par quatre degrés de mar-bre blanc, est bordé de balustrades circulaires, avec appuisen marbre vert d'Kgyple, supportés par des balustres enmarbre de Flandre . Le maître-autel, exécuté en 1803, longde 4 mètres et haut de 1 mètre, exécution due à la munifi-cence du premier consul, s’élève sur trois degrés demi cir-culaires en marbre de Languedoc . 11 est décoré de troisbas-reliefs. Le tabernacle est un socle carré de marbre,enrichi d'une fermeture de bronze doré. Sur son gradin demarbre sont placés six chandelieis dorés d'or moulu. Lessept arcades du sanctuaire, fermées par des grilles poliescomme de l’acier, sont incrustées de marbre. Dans la baiedu fond du sanctuaire est un groupe de marbre blanc, dontles figures principales ont prés de 3 mélies de proportion.Au milieu du chœur est le caveau où sont inhumés les ar-chevêques de Paris .
La grande sacristie est placée vis-à-vis de la porte laté-rale à droite du choeur ; elle est ornée d'une riche boiserie.Celle pièce communiquait aux bâtiments de l'archevêché,qui ont été détruits dans une émeute en 1831, cl dont leterrain, avec le jardin qui en dépendait, a été depuis lorsconverti en promenade publique, plantée d'arbres, entou-rée d'une grille et décorée d une fontaine. Celte sacristiedoit être placée ailleurs afin de dégager entièrement l’é-difice.