le porta 11 île l'église, sa succession échut à son associé.M. Huvé, aujourd'hui membre de l'Institut, Académie des Beaux-Arts . En 1813, les travaux étaient arrêtés, mais ilslurent repris en 1816, par ordre de Louis XVIII , qui desti-nait la Madeleine a un monument expiatoire en l’honneurde Louis XVI et de Marie-Antoinette . Ces travaux ont de-puis lors marché moins lentement, et toutefois ils n’étaient! pas encore finis à Ja révolution de juillet 1830. C'est doncau roi Louis-Philippe qu’il faut reporter la gloire d’avoirachevé cet édifice, comme le palais du quai d'Orsay etl’arc de triomphe de l’Étoile.
Ce vaste monument, construit sur lemodèle d’un templeromain, forme un parallélogramme de cent mètres de longsur quarante-deux de large hors d’œuvre. Il s’élève sur unsoubassement de quatre mètres de hauteur. Il est entourérie cinquante-deux colonnes cannelées, d’ordre corinthiende quinze mètres de hauteur, de cinq mètres de circonfé-rence et de deux mètres et demi de diamètre. Ces colonnessont isolées et ont beaucoup d’élégance. Le péristyle estformé par un double rang de colonnes. Chaque extrémitérie l’édiflee présente huit colonnes de front et chaque côtéJ dix-huit colonnes. Le devant de l’église offre un perron detrente marches, divisé en deux parties par un palier, fiienn’égale le magnifique aspect de cette façade, ornée de toutce que la sculpture peut produire de plus riche et de plusélégant. L’intérieur est éclairé par trois coupoles décoréeschacune de quatre apôtres sculptés en bosse. Aucun journ’est pratiqué dans les murs; mais des niches placées dansl’axe de chaque entre-colonnement sont destinées à rece-voir des statues. La frise qui règne tout autour de l’édifice,offre sur tout son développement des anges qui tiennent desguirlandes entremêlées d'attributs religieux. La cymaisesupérieure ou la partie qui est à l’extrémité de la corniche,«st ornée de têtes de lion et de palmettes ; un bas-relief deOeuf figures décore le fronton principal, l’autre fronton estr esté lisse; un espace, ménagé intérieurement dans cette,hartie de l’édifice, contient la sonnerie, et remplace ainsi*c clocher.
Le fronton, chef-d’œuvre du sculpteur Lemaire, repré-sente le Jugement dernier. Les figures ont cinq mètresl'ente-trois centimètres de proportion ; au milieu du frontCs t le Christ; à sa gauche est la Madeleine , dans une atti-