porche, est un second soubassement circulaire, au-dessusduquel s'élève une colonnade également circulaire, com-posée de trente-deux colonnes corinthiennes, colonnadequi supporte un entablement couronné par une galeriedécouverte et pavée en dalles. Ces trenle-deui colonnesforment un péristyle divisé en quatre parties par des mas-sifs en avant-corps correspondant aux quatre piliers dudôme, cl dans lesquels on a pratiqué un escalier a vis. Cesmassifs sont en partie cachés par les colonnes, au-dessusdesquelles est un attique formé par l'exhaussement dumur circulaire de la tour du dôme; il est de 6 mètres etpercé de seize croisées en arcades, garnies de vitraux enfer. Sur le socle de la corniche de celte attique, s’appuiela grande voûte formant la troisième coupole du dôme,qui a un balcon circulaire et une lanterne également cir-culaire, ornée de huit colonnes, percée de six croisées enarcades, et s'élevant au-dessus du dôme d'enviion il mè-tres, ce qui donne a l'édifice, depuis le niveau du perronde l’entrée principale jusqu'à la cime de la lanterne, unehauteur totale de 83 mètres. Au-dessus de cette lanternedoit être élevée une statue de l’immortalité, qui tenipla-cera la croix qu’y avait fait mettre la restauration, et quela révolution de juillet a fait abattre du moment que l'é-difice cessait d'être une église.
Des constructions souterraines occupent toute l’étenduede l'édifice; elles présentent une chapelle au-dessous dela nef orientale. Les voûtes de ce lieu sont supportées pardes murs et des piliers carrés, correspondant aux colonnesde l’édifice supérieur, etelles contiennent une quarantainede tombeaux, entre autres ceux de Voltaire et de Rous seau , qui reçurent les honneurs du Panthéon .
Sur le cercueil de Voltaire on lit cette inscription :« Poète, historien, philosophe, il agrandit l’esprit humain;« il lui apprit qu’il devait être libre. 11 défendit Calas,« Sirven, de la Barre et Mont-Bailly ; combattit les athées« et les fanatiques, inspira la tolérance, et réclama les« droits de 1 homme contre la servitude de la féodalité. »Sur le cercueil de J.-J. Rousseau on lit cette inscription :« Ici repose l’homme de la nature et de la vérité. » Ilsort de la tombe une main tenant un flambeau, pour mon-trer que la lumière intellectuelle triomphe de l’horreurdes ténèbres.