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Intérieurement par quarante-cinq colonnes toscanes Deuxescaliers, d abord a quatre, puis à doubles révolutions, con-duisent à un étage supérieur, c'est-à-dire aux greniers établissur les voûtes, où existe un écho. Dans la partie méri-dionale, mais en dehors, est une colonne dorique de 32mètres de haut, érigée en 1S72 par le célèbre architecteJean Bullaut, d'après l'ordre de Catherine de Médiris, quivoulait s'en servir dans ses observations sur l'astrologie,science pour laquelle elle avait une passion extrêmementprononcée. Cette tour, au pied de laquelle jaillit une fon-taine, elqui est engagée dans le mur de face extérieur dela Halle au Blé, est le seul débris de l'hôtel de Soissons.Le beau travail d'eiécutioii de la coupole en fer de laHalle au Blé est dû aux architectes Legrand et Molinos.
XII
Conservatoire des Arts et Métiers.
Histoire■ Escalier. Cours. Salles diverses d’expositiondes objets relatifs aux arts et métiers.
Ainsi que nous l'avons dit, page CO, le Conservatoire des Arts et Métiers , dont nous n’avons ici à examiner que lemonument, fut fondé en 1791 par la Convention nationale ,sur la proposition de l'abbé Grégoire, ancien évêque deBlois . On le plaça dans l’abbaye de Saint-Martin-des- Champs , rue Saint-Martin. En 1810 l'empereur Napoléony fonda une école gratuite pour les jeunes ouvriers. En1819 on y créa trois chaires ; l'une d'économie industrielle,et les deux aulrcs de chimie et de mécanique appliquéesaux arts.
Quatorze pièces, galeries, vestibules ou salles contien-nent les différents objets de ce précieux dépôt, depuis lesoutils du vannierjusqu’au métier où sont tissues les éloffesles p'us somptueuses ; depuis le simple levier jusqu'auxmachines les plus compliquées. C’est la collection la pluscomplète qui existe en Europe sur les arts et l'industrie.
Le vestibule offre un escalier magnifique conslruit surle modèle de celui des grands appartements du Palais-Royal. Au pied de cet escalier est un écho assez curieux,