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Guide universel de l'étranger dans Paris ou nouveau tableau de cette capitale contenant la topographie, la chorographie et l'histoire de Paris, la description complète de ses monuments, palais et édifices ... / par Albert Montémont
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tion. En 1807, on l'appela Odéon, puis Théâtre de l'impé-ratrice, nom qu'il garda jusquen 1814, il devint Secondthéâtre Français , pour être ainsi nommé jusquen 1837.A celte époque on lappropria pour les Italiens, qui nysont restés que trois ans, terme après lequel ils sont passésà la salle Ventadour. A leur départ il a repris son titre desecond Théâtre-Français, en conservant toutefois son nomvulgaire dOdéon-

Cest une des plus belles salles de spectacle de Paris ;mais son éloignement du centre de la capitale fait qu'elleest peu fréquentée. Aussi le gouvernement lui fait-il unesubvention qui laide à se soutenir. Cest quont étéjouées toutes les comédies de Picard, et les premières tra-gédies de Casimir Delavigne , entre autres celle des FêpresSiciliennes, qui longtemps y attirèrent la foule. Sous l'em-pire. cétait un opéra bulTa , lon jouait les pièces ita-liennes et quelquefois de petits opéras français ; cest au-jourdhui une espèce de succursale du théâtre de la rueRichelieu; iOdéon a sa troupe et son répertoire; il donnesouvent des tragédies et des comédies nouvelles, ce qui nel'empéche pas den représenter danciennes.

GRAND OPÉRA OU ACADÉMIE ROYALE DE MUSIQUE.

Le Grand Opéra ou Y Académie royale de Musique, datede 1645. Le cardinal Mazarin, voulant flatter les goûts dela reine Anne d'Autriche , qui aimait passionnément lesspectacles, Ct venir d'Italie une troupe de musiciens decette nation, puis une autre troupe d'acteurs et de chan-teurs qui représentèrent la tragédie d Andromède, et auxnoces de Louis XIV , YErcole Amante, lHercule amant.Les troubles de la fronde suspendirent les opéras et éloi-gnèrent les chantres italiens. Mais bientôt les maitresde musique de la reine. Lambert ct Cambert , conçurentle projet de donner des opéras français : ils hasardèrent lareprésentation dune pastorale, qui, en 1659 fut jouée àIssy , ensuite à Yincennes. La cour y assista, et la pièceréussit. Eu 1669, labbé Perrin obtint le privilège d'établirdes opéras à Paris ct dans les autres villes du royaume. Ilcomposa avec ses associés la pièce de Pomone, qui fut jouéeen 1671, dans le Jeu de Paume de Bel-Air, rue Mazarine,vis-à-vis la rue Guéuégaud. En 1672, une querelle surve-