foyer. Du vestibule ou portique deux autres escaliers mè-nent au parterre, aux baignoires et a l'orchestre. Entrel’orchestre et les loges d’nvanl-scène se trouvent deux esca-liers qui conduisent à l'amphithéâtre et au eiutre. Lesissues sont tellement bien combinées, que la salle peut êtreou remplie ou vidée en moins d’un quart d’heure. Elle peutcontenir mille neuf cent quarante personnes ; elle a 22 mè-tres d’un côté à l’autre, et la scène 14 mètres de largeursur 27 mètres de profondeur. Sous la scène est un espaceconsidérable pour le jeu des machines; il a 11 mètres deprofondeur. Le mur entre le bâtiment et la scène s’élèveau-dessus du toit, et en cas d'incendie on peut couper en-tièrement toute communication au moyen d’une toile enfer, tandis qu’on peut ouvrir les ventilateurs pour éteindreles flammes. Des réservoirs d’eau ont été construits prèsdes combles.
L’Opéra reçoit du gouvernement une subvention an-nuelle. de 760,000 francs, une somme de 130.000 francspour payer les pensions de retraite des acteurs, chanteurset musiciens. Les chanteurs sont formés par le Conserva-toire de Musique de la rue Bergère. Les ballets se com-posent des premiers danseurs et danseuses en réputation.Tout ceci est monté sur une grande échelle; la scène, lescostumeê, l’éclat des lustres et la précision des mouve-ments dans le jeu des machines, dans le changementdes décorations, tout saisit le spectateur, qui revient apeine de son illusion ; en un mot, le grand Opéra, telqu’il est établi, est encore une des merveilles de la capi-tale. Voyons ce que nous offre son voisin, l'Opéra-Co-mique.
opêra-»:omiqie.
Le grand Opéra représente les poèmes lyriques, où toutest chanté, jusques et y compris les récitatifs : l’Opéra- Comique offre, au contraire, des pièces mêlées de couplets,qui sont seuls chantés; le reste est débité, comme dans lacomédie ordinaire : le tout est en français .
La salle de l’Opéra-Comique est l'ancienne salle Favart,située près du boulevard des Italiens. Le front de cettesalle, lequel donne sur une place au midi, est orné d’unbeau portique de dix colonnes ioniques, et l’édifice, con-