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route d'Orléans . a peu de distance de l'aqueduc souterraind'Arcucil.
Ajoutons que trois portes ferment l'enceinte des Cata-combes : l une à l'ouest, connue sous ce nom, et par la-quelle on arrive communément; la seconde, a 1 est, ap-pelée la porte du l’ort-Mahon, destinée pour le service dumonument de ce nom; et la troisième, au sud, sous laTombc-Isoire, dont elle a pris le nom.
En entrant dans les catacombes on aperçoit une collec-tion minéralogique, série complète de tous les échantil-lons des bancs de terre et des pierres constituant le sol decet endroit. Dans un ancien carrefour de ces souterrainsest une autre collection d’ossements déformés par quel-ques maladies. L'emplacement qui a reçu les ossementsdu cimetière Saint-Laurent est décoré de pilastres d'ordrede IVstum , et au fond est un piédestal construit en osse-ments, dont les moulures se composent de tibias de laplus grande dimension; au-dessus est une tète de mort.
Ce que l’on nomme l'autel des obélisques est une con-struction de 1811). qui eut lieu pour consolider le ciel delàcarrière, dont les affaissements avaient fait naître descraintes. Cet autel et scs obélispies sont imités de l’an-tique, et ont des piédestaux rails avec des ossements, carle trépas semble avoir toujours dirigé l'architecte, commesouverain de ce domaine lugubre. D'autres travaui décon-solidation ont reçu la forme d'un monument sépulcral ap-pelé le sarcophage du lacryinatoire ou tombeau de Hilbert,ce poêle vosgien (1), mort a la fleur de l'âge, délaissé, ca-lomnié par les puissances littéra'fes du dix-huitième sièclepour n'avoir pas voulu se mêler à la tourbe de leurs adu-lateurs; puéte malheureux que l'Ilôtel-Dicu recueillit etauquel ou doit ces beaux vers, qu'il avait] composés peud'heures avant de rendre le derniçr soupir.
Au banquet de la vie infortuné convive,
J appants un jour, et je tueurs.
Je meurs; et sur la tombe où lentement j arrive.
Nul ne viendra verser des pleurs.