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gca à le rétablir dans sa grandeur première. L'architecteGçndoin présenta un plan qui s'élevait à 50 millions, etqui ne put avoir de suite ; les architectes Tercier et Fon-taiuecn dressèrent un autre de 6 millions, que la campagnede Russie empêcha de mettre à exécution. Louis XV1U lelit reprendre, et l'on restaura l’édifice; mais la prudencedu monarque recula devant les dépenses qu'il eut fallufaire pour le rendre de nouveau habitable par la cour deFrance.
Il était réservé au roi Louis-Philippe de restituer lepalais de Versailles à son antique splendeur, ou plutôt delui assurer la plus noble destination qu'il fût po-sible delui donner, en le consacrant à toutes les gloires de la pa-trie. Ce prince, en effaçant de mesquines distributions, asu créer de nouveaux salons, et des galeries immensespour y exposer, comme dans un musée, les richesses desarts; il a restauré les lambris, les plafonds, les peintures :il a prodigué partout l’or, les meubles, les ornements; ila, selon lajustecxpression de M . Vatout, ajouté une majesténouvelle à la majesté des anciens appartements, et l'oncroirait que Louis XIV n'est absent que d'hier. Louis-Phi lippe y a. de plus, fait revivre sur la toile lotis les hommes,toutes les actions, toutes les batailles qui ont illustré lesannales françaises depuis le berceau de la monarchie jus-qu’à nos jours, Ici brillent nos plus beaux faits d'armessous les premières races ; là, c’est Louis XIV environné detoutes les grandeurs de son règne ; plus loin, c'est 1792avec son élan, sa jeunesse et son enthousiasme; ailleurs,c’est Napoléon , avec les prodiges de l’empire ; enfin c'estle peuple de juillet revendiquant les libertés publiques etrenversant une branche parjure pour en adopter une plusvigoureuse et plus nationale. Ainsi, le palais, d'abord con-sacré à l'apothéose d'un seul homme, est devenu celui detoutes les illustrations de la France , sans distinction d’é-poques, de règnes et d'opinions; ainsi, toutes les gloiresnationales sont venues s’agglomérer et se confondre dansle même sanctuaire, comme n'ayant tout naturellementqu’une seule et même patrie ; honneur donc, trois foishonneur au prince qui a conçu et exécuté un si noble pro-jet! Son nom comme son régne sage et pacifique, resteracher à tous les cœurs français , et il peut dire avec le poètealin : non omnis moriar.