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Histoire des ballons et des ascensions célèbres avec une préface de Nadar : dessins de A. Tissandier ... / Alfred. Sircos et Th. Pallier
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HISTOIRE DES DALLONS

était suspendu, et de grimper dans le filet; sans cette précaution nous eussions étébrisés.

« Le ballon ne remonta pas aussitôt, mais il nous traîna le long de la terre, avecune vitesse étonnante, l'espace d environ trois champs, avant que 1 ancre eût pumordre. Nous nous regardâmes comme sauvés, parce que nous étions près duneferme, d' plusieurs personnes sortirent pour nous voir. Mais, quoique nous leureussions jeté des cordes, en implorant leur secours, ces pauvres gens étaient siconsternes que nous ne pûmes rien obtenir d'eux, ni par les prières ni par les me-naces, car, ainsi que je l'ai appris plus tard, ils nous prenaient pour deux sorciers :en effet, cétait une chose assez extraordinaire que de voir deux hommes descendredes nues en poste.

« En travaillant à préparer les cordages pour les jeter aux gens de la ferme,M. Garncrin avait laissé échapper la corde qui tenait à la soupape, et, en conséquencede cet accident, le fond du ballon était poussé en haut par le vent. M. Garnerin medit de tâcher de rattraper la corde; jy parvins en grimpant dans le filet, quoique laforce du vent agitât tellement les tubes d'étain attachés au fond du ballon, et parlesquels la corde passait, et men frappât le visage avec tant de roldeur, que je fuspresque étourdi du coup. La corde ayant; été rattrapée, nous redescendîmes, maisnous fûmes portés avec tant de violence à travers la campagne, quelquefois a raseterre et quelquefois en l'air, que je propasaià M. Garnerin dabandonner le ballonet de nous sauver; mais il sy opposa constamment et me rappela la parole que jelui avais donnée de ne pas le quitter. Sur ces entrefaites, nous allâmes heurterco ître plusieurs arbres, dont un pensa nous tuer. Comme j'avais dans ce moment ledos tourné, je reçus à la tète un coup qui métendit tout de mon long au fond duchar. M. Garnerin , en essayant de me secourir, fut presque jeté hors du char;deux des cordes qui tenaient le char se rompirent, et au même instant des branchesd'arbre déchirèrent le ballon : « Nous voilà sauvés! sécria M. Garnerin , le ballonest déchiré. »

« Un autre coup de vent nous dégagea de l'arbre, et nous touchâmes terreencore une fois; la secousse était moins violente qu'auparavant. Nous sortîmestous les deux, mais tellement épuisés de fatigue, que nous eûmes à peine la force

pnrié sur I Océan, venait, par vétusté, à cesser de servir, les voyageurs eussent le moyen de se séparerde Uuérostit et de revenir par uier.

I. lu grand magasin ou cave pour conserver l'eau, le vin et toutes les substances alimentaires"cessaires à l'expédition ; il sert en niénn temps de coutre-poids au ballon.

CC. Des échelles de soie pour communiquer facilement avec tous les points du globe.

E. XVater-closcts.

G. I n logement pour quelques (laines curieuse* (cage suspendue ii côté du tonneau;. Ce pavillon estéloigué du grand corps de logis, de crainte de douuer des distractions aux voyageurs.

II. Logement du garde-gouvernail.

L. Un observatoire sont les boussoles, les instruments astronomiques et les quarts de cercle pourprendre la latitude.

lue salle destinée aux récréations, à la promenade et aux exercices gymnastiques.

-M. La cuisine sans cheminée, et très-éloignée du ballon : c'est le seul endroit il soit permis detaire du feu. A la suite, un atelier pour la menuiserie, la serrurerie, lu mécanique et la buanderie, etc.

I. Chambre du médecin.

\. Un tbéiltre, salon pour la musique, orgue, etc.

Une salle d'étude, des cabinets de pliysi pie et d'histoire naturelle, etc.

X. Les tentes des gardes, etc., etc.