par des savants et des amateurs des diverses par-ties de l’Europe . La quantité en fut si grande qu’ilétait impossible à l’amateur de discerner le meil-leur. En errant d’un procédé à l’autre, les insuccèsétaient inévitables et devenaient une source inces-sante de dégoûts et d’ennuis.
C’est alors que, croyant qu’une méthode simple etfacile rendrait des services, je publiai mon traité.
La photographie est appelée à jouer un très-grandrôle dans le progrès de l’art, et son résultat immé-diat sera de détruire les infériorités et d’élever lesartistes de talent.
La popularité qu’ont obtenue les images dagucr-riennes sera bientôt dépassée par celle des imagesphotographiques sur papier, et leur grand nombre ré-pandu dans les masses formera le goût et l’éducationartistiques en mémo temps qu’il ne permettra plus àl’art de dévier de la vraie et seule route : la na-ture.
Le peintre y trouvera un enseignement et uneéconomie de temps qui lui permettront d’abréger letravail mécanique de ses études pour les reportersur les parties vraimeut nobles de l’art — la penséeou le choix du sujet et la composition, son interpré-tation.
Le résultat sera donc la dépréciation du travailmatériel au profit de celui de l’intelligence.
Depuis la publication du procédé de M. Talbot,aucun agent chimique impressionnable à la lumière